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Le porc européen n’échappe pas aux taxes chinoises, la France bénéficie d'un taux réduit

Pékin va imposer, pour les cinq prochaines années, des droits antidumping sur les importations européennes de viande et d'abats de porc. Le marché du porc européen, déjà dans la tourmente à cause de la PPA en Espagne, subit un second coup. Mais les opérateurs français sont soulagés car le taux est jugé limité.

porc assomé par un marteau chinois
Déjà secoué par la PPA en Espagne, le marché du porc en Europe va devoir subir les taxes chinoises
© Généré par IA

Le ministère chinois du Commerce a publié le 16 décembre sa décision finale concernant son enquête antidumping sur les importations de porc et de sous-produits porcins de l'UE. À compter du 17 décembre et pour une période de cinq ans, la Chine va imposer des droits antidumping sur les importations porcines en provenance du Vieux continent allant de 4,9 à 19,8 % en fonction des entreprises. 

Lire aussi : Porc : « le choix de la Chine de cibler l’agriculture européenne n’est pas anodin »

Toutes les entreprises françaises exportant de la viande et des abats de porc vers la Chine ont néanmoins obtenu leur intégration à la liste des entreprises coopérantes et pourront donc bénéficier de ce taux de taxe de 9,8% pour leurs exportations, rapporte Inaporc, qui se dit soulagé. L'interprofession salue, par communiqué de presse, " l’implication sur ce dossier du Président de la République et des équipes des ministères qui ont permis d’obtenir un taux limité".

La Chine, premier importateur d’abats de porc au monde

La Chine a importé 1,47 million de tonnes (Mt) de produits porcins sur les huit premiers mois de 2025, un volume globalement stable par rapport à la même période de 2024. C’est le premier débouché mondial des abats de porc. Sur cette période, l’Espagne était son principal fournisseur, avec 369 000 tonnes envoyées. En 2024, les entreprises françaises ont, quant à elles, exporté 115 000 de porc vers la Chine, essentiellement des abats. 

Lire aussi : Porc : en Chine, la Russie profite de la guerre commerciale 

Une enquête antidumping démarrée en juin 2024

L’enquête chinoise a début en juin 2024 et s’est déjà traduite par des sanctions provisoires depuis le 10 septembre. Celles-ci prenaient la forme d’un dépôt de garantie avec un taux pouvant aller de 15,6 % à 32,7 % en fonction de la coopération des entreprises avec les services chinois dans le cadre de l’enquête. Des auditions complémentaires ont eu lieu en octobre.

Deux établissements français viennent d’être agréés pour l’exportation d’abats de porc, portant le total à 4. L'ouverture généralisée pour les entreprises française aux abats blancs de porc tarde donc alors qu'elle a été annoncée il y a plus d'un an et demi.

Lire aussi : Taxes antidumping sur le porc : « cette décision de Pékin, c’est une attaque de toute l’Europe » 

Le marché européen du porc est déjà très secoué par la PPA en Espagne, avec des craintes d’un afflux de viande espagnole.

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