Porc : le prix français monte, l'Europe reste stable
Les prix du porc ont progressé à Plérin cette semaine, à rebours de la stabilité enregistrée sur le marché européen.
Les prix du porc ont progressé à Plérin cette semaine, à rebours de la stabilité enregistrée sur le marché européen.
Le Marché du Porc Français de Plérin a enregistré deux hausses consécutives lors des séances d'enchères du prix du porc, permettant à la cotation de progresser de 3,6 centimes en semaine 27. Une hausse des prix attendue par l’amont. Comme les dernières semaines, les vendeurs ont exercé une forte pression en refusant de reconduire la moyenne du dernier marché. Quant aux acheteurs, ils ont adopté des positions contrastées. Certains ont rapidement relevé leurs offres, d'autres ont tenté de les maintenir au niveau de la séance précédente. L'importance des invendus les a toutefois conduits à revoir leurs propositions, en hausse de 3 à 5 centimes par rapport à la précédente cotation, explique le Marché du porc français.
Moins de demande avec le coup de chaleur
Les abattoirs ont pourtant fait face à un creux de demande impressionnant en semaine 26. Alors que la période est normalement propice à la viande de porc (saucisses, travers, brochettes), la vague de chaleur a réduit à néant la demande.
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Stabilité du porc en Allemagne et Espagne
Le marché allemand des porcs destinés à l’abattage est actuellement sous pression à la suite d'une consommation en baisse. Là encore, les chaleurs n’ont pas aidé un marché qui manquait déjà de ressort. Le recul de la consommation a conduit les abattoirs à exiger des baisses de prix, tandis que les volumes disponibles se sont légèrement contractés sous l'effet des fortes températures et de la nette baisse des poids. Si certaines régions signalent des excédents, d'autres restent équilibrées. Le prix de référence est maintenu. La cotation du porc se stabilise en Espagne. La période est à la baisse saisonnière de l’offre avec les fortes chaleurs. La consommation devrait se réveiller dans les jours à venir avec l’arrivée des touristes. Pour autant, les opérateurs se montrent très prudents et n’excluent pas de nouvelles baisses, sauf si le marché chinois rouvre ses portes.