14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?
Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le principal exportateur, en difficulté, est le Soudan, mais l’Europe garde un rôle important sur l’échiquier mondial.
Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le principal exportateur, en difficulté, est le Soudan, mais l’Europe garde un rôle important sur l’échiquier mondial.
14 millions d’ovins vivants ont été exportés, dans le monde, en 2025, hors flux intra-européen, selon le bilan dressé par l’Idele à l’occasion d’un webinaire. 2,7 millions d’entre eux étaient européens, un chiffre qui est issu d’une lente progression sur 10 ans. La Roumanie, l’Espagne et le Portugal sont les principaux exportateurs d’ovins vivants de l’Union européenne. Leurs envois sont principalement destinés à la Jordanie (870 000 têtes), l’Algérie (590 000 têtes), Israël (461 000 têtes) et le Maroc (364 000 têtes) en 2025.
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L’Arabie saoudite, premier importateur d’ovins vivants
Le Proche et le Moyen-Orient sont les plus grandes zones d’importations d’ovins vivants. « Ce sont des pays de confession musulmane, avec des pics de consommation pour des événements religieux. Et ils veulent contrôler l’abattage rituel », décrypte Cassandre Matras de l’Idele.
L’Arabie saoudite est, de longue date, le premier importateur d’ovins vivants. Son fournisseur principal est le Soudan, premier exportateur mondial, mais elle s’approvisionne aussi auprès de la Somalie, de Djibouti et en petite proportion de l’Union européenne.
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Le flux qui part du Soudan pour aller vers l’Arabie saoudite est le principal flux mondial d’ovins vivants, mais il tend à reculer depuis 2020, sous l’effet de la pression épidémique de la fièvre de la vallée du rift, puis, en 2022, de la guerre civile. Ce sont la Somalie et Djibouti qui ont profité de ce recul soudanais.
Des agneaux importés pour le hajj
« Les importations d’ovins vivants de l’Arabie saoudite sont saisonnières, et calquées sur le hajj », ce pèlerinage accompli par les Musulmans à la Mecque deux jours avant l’aïd, explique Cassandre Matras. Ces importations sont de plus en plus marquées chaque année, chaque pèlerin réserve une tête ovine à son nom, et le nombre de pèlerin progresse. En 2026, ils étaient plus de 1,5 millions en provenance de l’étranger à réaliser le hajj.
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L’Australie, en recul sur la scène ovine mondiale
Encore bien présente en 2025, l’Australie n’affiche plus qu’un flux restreint avec le Koweit et la Jordanie, le Qatar et Bahrein principalement. Les volumes d’ovins exportés vivants se sont fortement réduits sous l’effet de la pression citoyenne par rapport au bien-être animal. Le transport maritime des ovins sera interdit à partir de 2028. La Nouvelle-Zélande l’a, de son côté, déjà interdit en 2023. Le changement de gouvernement récent du pays, plus conservateur, n’a pas encore entraîné de modifications.