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Œufs : pourquoi l’accord de transition UE-Ukraine ne va pas faire diminuer les importations

L’accord transitoire entre l’UE et l’Ukraine définit des nouveaux contingents pour les œufs et ovoproduits. Néanmoins les œufs ukrainiens sont si compétitifs que les droits de douane ne sont pas en mesure d’entraver leur accès au marché européen.

oeufs peints au couleurs de l'UE et de l'Ukraine
Pour les œufs et ovoproduits, le contingent en franchise de droit atteint 1750 téoc jusqu'à la fin de l'année.
© Généré par IA

La Commission européenne a publié, le 5 juin au Journal officiel de l’UE, les mesures de transition UE/Ukraine destinées à remplacer les mesures commerciales autonomes. Concrètement, c’est un retour aux quotas en franchise de droits qui étaient en vigueur avant la guerre, mais avec un prorata sur sept mois, du 6 juin au 31 décembre 2025.

Pour les œufs et ovoproduits, le contingent en franchise de droit atteint donc 7/12 de 3 000 téoc (tonnes équivalent œufs coquille), soit 1750 téoc. Ce contingent est subdivisé, 1 000 téoc du 6 juin au 30 septembre et 750 téoc du 1er octobre au 31 décembre. 

Des droits de douane peu dissusasifs sur les œufs ukrainiens

Pour autant les importations européennes d’œufs ukrainiens vont largement dépasser ce quota. Le prix des œufs européens est actuellement si élevé que les œufs ukrainiens auxquels ont ajoute les droits de douane et les coûts de transport restent très compétitifs sur le marché communautaire. Les œufs ukrainiens ne sont pas produits de la même façon que les œufs communautaires (conditions sanitaires, alimentation, normes bien-être animal) et encore moins que les œufs français (ovosexage). Sur les seuls deux premiers mois de 2025, les importations européennes d’œufs et ovoproduits ont atteint 20 801 toéc, soit le double de la même période de 2024, selon les données d’Eurostat. 

Marché de l'œuf calibré sous pression le 6 juin

Sur le marché français de l’œuf calibré ce jour, ce sont justement les œufs ukrainiens qui font parler. Il semble que quelques inserts soient arrivés à Rungis, destinés aux épiceries franciliennes ou aux boulangers et restaurateurs. Les volumes sont très limités, d’autant plus que certaines commandes n’ont jamais été livrées. Néanmoins, ces œufs inquiètent les opérateurs français qui livrent la capitale, d’autant plus qu’on note un peu d’offre belge et italienne à prix compétitif. A noter, des commandes grossistes plus ternes ce jour, repoussées à mardi en raison du lundi de Pentecôte. En revanche, sur le marché de l’œuf tout-venant, l’offre manque encore.

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