Aller au contenu principal

Egalim 3 : la proposition de loi Descrozaille passe le cap de la commission des Affaires économiques

En commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, les députés ont adopté le projet de loi Descrozaille visant à sécuriser l'approvisionnement des Français en produits de grande consommation. L'article 3 controversé a été modifié après l'adoption d'un amendement du député Renaissance.

Examen de la proposition de loi du député Descrozaille en commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale le 11 janvier.
© Assemblée nationale

Le 11 janvier, les députés ont validé en commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale la proposition de loi du député Descrozaille visant à sécuriser l'approvisionnement des Français en produits de grande consommation. Il a assuré ne pas se battre contre le « modèle économique efficace » de la grande distribution, mais veut rééquilibrer un « rapport de force structurellement défavorable aux fournisseurs » dans ces négociations « féroces », en raison de la concentration des centrales d'achats.

« Ce que j'ai à l'esprit, ce sont des lignes de production qui peuvent fermer, du chômage technique, des décisions d'investissements qui peuvent être reportées voire annulées, c'est même possiblement des dépôts de bilan » dans l'industrie agroalimentaire, a-t-il souligné, en préambule de l’examen.

Sur les 65 amendements déposés, 55 ont été examinés. Les députés ont notamment accepté la prolongation jusqu’en 2026 de l’expérimentation en cours sur l’encadrement des promotions et le relèvement du seuil de revente à perte, supposée s'arrêter le 15 avril 2023.

Une période de transition d'un mois en cas de non-accord au 1er mars

L’article 3 le plus controversé de la proposition et portant sur les solutions en cas de non-accord le 1er mars a été modifié par l’adoption d’un amendement déposé par le rapporteur Frédéric Descrozaille au dernier moment. Cet amendement propose d’intégrer une période de transition d’un mois pour, sous l’égide d’un médiateur, s’entendre sur les termes d'un préavis de rupture commerciale ou d'un contrat permettant de la relancer.

À défaut d'accord, toute commande effectuée par le distributeur se fait sur la base des conditions générales de vente déjà en vigueur, y compris le barème des prix unitaires.

La commission des Affaires économiques a également adopté un amendement du député MoDem Richard Ramos pour plafonner les pénalités logistiques (livraisons en retard, manquements du fournisseur...) à 2% de la valeur de la ligne des produits commandés.

Le texte sera désormais examiné en séance publique le 16 janvier prochain.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio