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Vins, spiritueux, charcuteries et la diplomatie de palais

Devant Bernard Vallat et Antoine Leccia, présidents, respectivement, de la Fict et de la FEVS, Didier Guillaume a insisté sur la nécessité de « chasser en meute ».
© B. C.

La Fédération des industriels charcutiers, traiteurs et transformateurs de viandes (Fict) et la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) ont été reçus le 12 juin dans les salons du quai d’Orsay à Paris sur le thème de « l’excellence en France et à travers le monde », à l’invitation du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. En présence de représentants de nombreuses entreprises, les présidents respectifs des deux fédérations, Bernard Vallat et Antoine Leccia, ont célébré le caractère emblématique de leurs productions pour l’économie, mais aussi pour l’image de la France à l’exportation. « Quel meilleur lieu que ce palais de la diplomatie pour initier la diplomatie des palais ! » s’est amusé Bernard Vallat. Les représentants de ces deux poids lourds à l’exportation (13 milliards d'euros de vins et spiritueux et 723 millions d'euros de charcuterie exportée l’année dernière) se sont émus de la multiplication des entraves à l’exportation. « Il y a les barrières tarifaires d’une part, mais aussi les barrières non tarifaires comme la certification sanitaire des entreprises pour la charcuterie, les pratiques œnologiques ou l’étiquetage pour les vins et spiritueux », a listé Antoine Leccia. « Les efforts de l’État français sont essentiels pour bannir ou limiter autant que possible ces obstacles », a-t-il insisté. S’inquiétant du recul de la balance commerciale agroalimentaire française, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a insisté sur la nécessité de « chasser en meute ». « Quand je vais sur les salons internationaux, je vois en face de nous des pays groupés et organisés pour affronter l’exportation ». L’alliance des charcuteries et des vins et spiritueux constitue un pas prometteur dans cette direction.

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