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Acquisition
Viande : « C’est qui le Patron » reprend le Pôle viandes locales de Bourganeuf

En difficultés financières depuis son lancement au printemps 2020, le Pôle viandes locales de Bourganeuf, outil moderne d’abattage-découpe multi-espèces, a été repris le 25 janvier 2022 par « C’est qui le patron ».

© Pôle Viandes Locales

Le tribunal de commerce de Guéret (Creuse) a validé l’offre de la société « C’est qui le Patron » pour la reprise du pôle viandes locales de Bourganeuf (Creuse), outil pour la filière courte d’abattage-découpe-vente de viande.

L’établissement, ouvert au printemps 2020 en plein confinement et employant neuf salariés à temps plein, avait beaucoup misé sur les collectivités pour vendre ses produits. « La fermeture de la restauration durant le confinement nous a pénalisée et lorsque les collectivités ont ouvert de nouveau, les gérants ont eu d’autres chats à fouetter que de changer de fournisseur », souligne Guillaume Betton, dirigeant sortant du Pôle viandes locales.

C'est la sublimation de notre projet !

L’établissement a en effet eu du mal à trouver son équilibre financier, ne parvenant pas à valoriser un volume de viande suffisant. Ces difficultés l’avaient contraint à être placé en procédure de sauvegarde en octobre 2020, en redressement judiciaire en octobre 2021 et enfin en liquidation judiciaire mi-janvier 2022.

Après être venu en aide au Pôle viandes locales fin novembre 2021 en appelant au soutien des consommateurs, « C’est qui le Patron » permettra finalement à la société de valoriser plus d’animaux. « Les 80 structures agricoles qui se sont regroupées pour créer cet outil en auront toujours l’utilisation. C’est la sublimation de notre projet ! », se réjouit Guillaume Betton.

Succès des ventes en ligne

Le lancement de la vente en ligne des produits fabriqués par le Pôle viandes locales a connu un succès très fort, avec des expéditions envoyées vers toute la France. « En une journée, nous avions réalisé l’équivalent d’un mois de chiffre d’affaires », raconte Guillaume Bretton. La structure manquait cependant d’un temps plein pour gérer les commandes passées en ligne par les consommateurs et n’avait pas les moyens de recruter une personne en plus.

Un outil moderne et innovant

D’un coût total de 5 millions d’euros, l’outil d’envergure nationale a connu des difficultés à cause d’un chantier plus long que prévu et d’un grand retard de livraison du matériel d’abattage pour les gros animaux de type bovins. « Le pôle viandes locales nécessitait des fonds de roulement trop important pour financer son développement », précise Guillaume Bretton.

Le secteur abattage comprenait une bouverie circulaire, dépourvue d’angles droits sources de stress pour les animaux, et où la lumière et le bruit étaient maîtrisés. « Nous arrivions à déplacer les agneaux à l’unité malgré leur instinct grégaire », témoigne Guillaume Bretton. Le pôle était aussi équipé d’un box multi-espèces ainsi que d’un bras robotique pour l’étourdissement. « L’étourdissement n’est pas directement géré par un humain, dont la présence stresse l’animal. Le salarié gère le bras robotique, ce qui améliore en plus ses conditions de travail. La bientraitance animale passe par la bientraitance humaine », ajoute-t-il.

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