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urcoûts de tri et de transformation u blé tendre, selon LCI


> Dans la meunerie d'exportation, les lots de 74 kg/hl seront déclassés.
Limagrain Céréales Ingrédients n'a pas de soucis de volume ni de sécurité alimentaire, mais s'inquiète du rendement meunier. Explications du directeur de transformation.

Fournisseur de farines et d'ingrédients céréaliers pour les IAA et l'alimentation infantile, Limagrain Céréales Ingrédients (LCI) accueille la moisson 2016 de blé comme « un cas d'école », selon l'expression de Claude Gagnol, directeur de la première transformation. Si les rendements sont moins affectés en Limagne, la plaine céréalière d'Auvergne, que dans les grands bassins céréaliers du centre et du nord de la France, ils n'en sont pas moins hétérogènes.

Le poids spécifique, qui évalue la taille des grains et leur contenance en amidon, est le défaut principal constaté. Le poids spécifique moyen des blés récoltés par les coopérateurs de Limagrain est d'environ 78 kg/hl, contre 80 kg les bonnes années, le minimum requis en meunerie d'exportation étant de 76 kg, et « beaucoup de lots sont à 74 kg et seront déclassés », regrette Claude Gagnol. « Un double problème économique va se poser à la première transformation », développe-t-il. Le blé mis en œuvre donnera moins de farine. D'autre part, la cotation du blé tendre sur Euronext, de près de 170 €/t, ne traduit pas la prime à la qualité de 10 à 15 €/t payée par les meuniers.

Mycotoxines maîtrisées

LCI supporte cette année des « coûts invisibles » qu'il s'efforcera de faire valoir auprès de ses clients. Si la récolte est, répète Claude Gagnol, un « cas d'école », c'est en résumé « parce que le risque de mycotoxines a été anticipé en juin, rattrapé par les producteurs, évalué à réception du grain et cloisonné au stockage dans des cel-lules de petites tailles ». Claude Gagnol donne pour exemple le contrôle exercé en 2013 et 2014 sur le fort risque de mycotoxines du maïs de ces deux années ; LCI a pu fournir sans soucis les industries du snack et du babyfood. Le directeur industriel est plus prudent quant à l'évaluation de la qualité technologique du blé de 2016. « On a tendance à dire que la protéine est plutôt soluble. Il faudra peut-être ajouter du gluten pour la panification », note-t-il. S. C.

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