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Restauration hospitalière
UniHA revoit son offre alimentaire

Pour aider ses adhérents à répondre aux objectifs de la loi Alimentation, la filière restauration de l’UniHA est en train de revoir son approvisionnement et ses marchés publics pour favoriser les produits bios, locaux et de qualité.

Le CHU d'Angers, engagé dans Mon restau responsable, gère la filière restauration d'UniHA avec le CHRU de Tours.
© Catherine Rouger Jouannet, CHU Angers

À l’occasion de la première journée de la restauration hospitalière, qui s’est tenue le 26 mars 2019 à Paris, l’UniHA a notamment présenté à ses adhérents les orientations prises pour les prochaines années afin de répondre aux enjeux de la loi Alimentation, tout en s’adaptant à l’arrivée de nouveaux adhérents de taille et besoin hétérogènes dans le cadre de la réforme des groupements hospitaliers de territoire (GHT). Créé en 2005, UniHA rassemble aujourd’hui autour de son projet plus de 88 GHT, soit environ 800 établissements et près de 5 000 hospitaliers. C’est aujourd’hui, seize filières d’achats qui sont gérés par UniHA, dont huit pour la partie restauration. La filière restauration privilégie les produits de marque dans ses marchés pour s’assurer une parfaite traçabilité des matières premières. Ainsi, des groupes tels que Bonduelle, Candia, Andros, Socopa, Bigard ou encore Florette, pour ne citer qu’eux, font partie des fournisseurs réguliers de l’UniHA.

Les marchés sont répartis entre le CHU d’Angers et le CHRU de Tours, qui gèrent à eux deux la filière restauration. Le premier va suivre les marchés des produits surgelés, des ovoproduits et produits laitiers, des produits de 4e et 5e gammes et traiteur, les produits diététiques ou encore les chariots de distribution de produits de boissons chaudes. Le second a la charge de l’épicerie, des boissons, de la viande, volaille, charcuterie et produits à textures modifiées ainsi que les analyses microbiologiques, physico-chimiques et nutritionnelles.

Les marchés de la filière restauration sont proposés en groupement de commandes. Une fois les marchés attribués ou commencés, il est possible d’adhérer aux marchés via la centrale d’achats UniHA. En 2018, cette filière a géré un volume d’achat de 114,4 millions d’euros sur huit segments d’achats auprès de quarante fournisseurs.

Une offre plus régionale difficile à trouver

C’est donc au sein de ce fonctionnement que des changements vont s’opérer pas à pas. La coopérative des achats a par exemple proposé un nouveau marché de poissons surgelés conçu selon des choix « responsables, durables et qualitatifs ». Ce marché disponible depuis mars 2019 a été attribué à Sysco France. UniHA vient également de lancer son catalogue de produits biologiques.

Nous voulons pousser maintenant pour avoir une offre plus locale

Plus de 1 400 produits disponibles chez les fournisseurs attributaires y sont référencés. Les surgelés, les produits laitiers, 4e et 5e gammes, les produits diététiques, les viandes, les volailles, la charcuterie, l’épicerie et les boissons sont concernés. En 2019, les marchés de produits de 4e et 5e gammes ainsi que les produits laitiers sont relancés. « Nous voulons pousser maintenant pour avoir une offre plus locale, plus régionale. Je passe le message aux distributeurs pour leur dire que ce n’est pas du tout ce que l’on a actuellement, leur offre n’est pas celle que l’on attend. On ne veut pas de la salade du Sud pour l’Ouest », a indiqué Sophie Caillé, acheteuse UniHA. Pour l’heure, les distributeurs semblent davantage répondre nationalement.

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