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Une production très africaine

La culture du cacaoyer se concentre à 70 % en Afrique, mais l’Indonésie est le troisième pays producteur. Il se vend 90 % de cacao courant.
« Comme au temps des Aztèques, dit le livre de Michel Barel, la production des fèves de cacao se situe en des lieux très éloignés de leur utilisation et de leur consommation ». Aux temps précolombiens, la collecte des Mayas était un tribut payé aux envahisseurs venus de régions impropres à la culture du cacaoyer. Aujourd’hui, les neuf dixièmes de la production mondiale (3,5 millions de tonnes en 2008) sont assurés par une quinzaine de pays, tous situés entre les deux tropiques, et le chocolat se consomme en Occident. Le continent africain fournit à lui seul près de 70 % du cacao. La Côte d’Ivoire est de loin le premier pays producteur de cacao, avec 40 %. Il est suivi par le Ghana (17 %), et l’Indonésie (16 %), le pays qui monte. L’Amérique latine, continent d’origine du cacao, est tombée à 13 %.
La culture régresse au profit d’activités concurrentes en Malaisie, au Brésil et chez ses voisins d’Amérique latine. La main-d’œuvre s’y renchérit au gré de l’amélioration du niveau de vie. Au Brésil, la maladie du « balai de sorcière » exige beaucoup d’employés pour couper les rameaux malades, ce qui diminue d’autant la rentabilité du cacao. « La production de ce pays est passée de 400 000 tonnes à 150 000 tonnes en moins de dix ans, relève Michel Barel, et aujourd’hui il importe des fèves de cacao. »
Le commerce mondial distingue le cacao courant ou « bulk », le cacao fin et les cacaos rares. Le bulk représente 90 % du marché. Il se cote aux bourses de Londres et de New York. Le cacao fin se définit surtout par sa qualité commerciale et son origine géographique et variétale. L’Icco (Organisation internationale du cacao) en dresse une liste (la dernière remonte à janvier 2008) et établit des quotas. Les cacaos « rares » sont dotés en plus d’arômes de terroir.

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