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A Tech 0vin, la filière nationale sera mobilisée

Les journées du mouton qui auront lieu à la rentrée devraient démontrer une volonté d’agir en commun.

Le ministre de l’Agriculture inaugurera le prochain salon Tech 0vin (à Bellac en Haute-Vienne les 6, 7 et 8 septembre) tandis que trois présidents de fédérations régionales ovines engageront officiellement la réflexion qui doit mener à une coopération interrégionale de relance de l’élevage français. Ces trois régions, Limousin, Poitou-Charentes et Centre sont les principales protagonistes de la Charte interprofessionnelle de relance de la production ovine, et leurs conseils régionaux concourent de façon notable au financement de ces quatrièmes Journées professionnelles du mouton.

La campagne « l’agneau, on y croit » a fonctionné

Le cheptel est en progression dans au moins 7 régions françaises, a signalé hier Serge Préveraud, responsable de la Charte portée par le slogan « l’agneau, on y croit » au sein de la FNO lors de la présentation de Tech Ovin à la presse. L’activité crée des emplois. Une animation technique en témoignera. 

Le responsable a mentionné deux enjeux économiques pour lesquels les journées professionnelles donneront des clés : l’étalement de la production au long de l’année et l’augmentation de la prolificité. Une conférence sur « l’étalement de la production pour un meilleur approvisionnement de la filière » est programmée le mercredi 7 de  10 h à11 h. Elle sera complétée par une animation technique de l’Institut de l’élevage. Le responsable de la charte interprofessionnelle encourage aussi vivement les éleveurs à aller s’informer pour augmenter la prolificité. Avec un seul agneau par brebis, la production française ne peut maintenir un écart de prix supportable avec les productions d’outre- Manche, qui sont de bonne qualité, soutient-il.

Enfin, Serge Préveraud explique que l’écrémage de la production nationale d’agneaux des mois de février-mars et la coordination entre régions peut aider à éviter une dépression des prix de la viande comme celle du début de cette année. Comme il faut avoir un oeil braqué à l’Est, un témoin de l’Institut de l’élevage fera part de ses observations de la dynamique ovine en Bulgarie et en Roumanie, et donnera des éléments d’une étude conduite dans ces pays par le Geb (groupe Economie de l’élevage).

L’autre sujet d’actualité traité sera le projet national d’identification électronique. Les résultats des expériences menées en régions seraient concluants. Ils devraient être commentés dans les couloirs du salon comme à la conférence programmée le mercredi 7 de 14 h 30 à 15 h 30.

L’association pour l’organisation du salon national ovin attend 18 000 visiteurs contre 15 000 lors de la précédente édition de 2003. Elle annonce avoir fait le plein de ses 330 exposants attendus et vante l’orientation de plus en plus professionnelle du salon.

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