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Sofiprotéol veut faire évoluer les débouchés


> La nouvelle usine de décorticage du tournesol de Saipol, à Bassens en Gironde.
L'industriel des filières oléoprotéagineuses veut mettre sa capacité à investir dans la valorisation des protéines comme il l'a fait pour les huiles, en évoluant vers la chimie et l'alimentation humaine.

Fondé il y a trente ans pour aider l'élevage français à réduire sa dépendance du soja américain, l'organisme financier et industriel Sofiprotéol se propose de relever ce nouveau défi : faire évoluer l'usage des protéines végétales.

« Nous avons beaucoup débattu entre dirigeants du groupe et avec Anne Lauvergeon (présidente de la commission Innovation 2030, ndlr) », a commenté Michel Bou-cly, directeur général adjoint en charge de « l'engagement durable, de l'innovation et de la stratégie » du groupe lors de la présentation du bilan économique à la presse le 12 février. La demande en protéines sera « tout azimut : animales et végétales, de base ou innovantes », a-t-il énoncé. Il suggère de chercher à valoriser la protéine de colza, qui sort en abondance des usines de trituration de la graine sous forme de tourteaux destinés à l'alimentation animale, une matière première « très banalisée » a-t-il constaté. Il pense également à la relance de la culture du soja dans le sud de la France et au développement de la filière du pois protéagineux.

La trituration des graines

La trituration des graines oléagineuses, colza et tournesol, activité fortement développée par la filiale Saipol du groupe, se prolonge de deux chaînes de valeurs : celle des huiles et celle des tourteaux riches en fibres et protéines végétales. La première est la plus développée, a souligné Michel Boucly, dans l'alimentation avec les produits Lesieur, l'industrie du Diester et la chimie des huiles. La seconde demande à l'être. Il s'agit, selon lui, « d'ouvrir de nouveaux marchés pour dynamiser la chaîne industrielle des protéines et de segmenter le marché des tourteaux ».

Jean-François Rous, directeur de l'innovation, confirme que Sofi-protéol a déposé deux projets pour le concours mondial d'innovation porté par Bpifrance, sans en dire davantage. « Nous allons jouer notre rôle » consent-il à indiquer, en mentionnant les deux métiers du groupe : l'industrie et la banque d'investissement. Il précise que le périmètre d'action du no 1 de la nutrition animale restera celui des graines oléagineuses et protéagineuses, qu'au sein de ce périmètre, Sofiprotéol a beaucoup œuvré dans les domaines de la génétique et de la nutrition animale. En présentant le bilan 2013, le président Xavier Beulin, a présenté comme des avantages déterminants de Sofiprotéol son « regard panoramique » de l'amont à l'aval des filières oléagineuses, sa « résilience » et sa « forte capacité capitalistique ».

139 millions d'euros d'investissement industriel

Le directeur général Jean-Philippe Puig a mentionné la réalisation l'an dernier de 139 millions d'euros (M€) d'investissement industriel pour 7 milliards de chiffre d'affaires et 185 M€ d'Ebitda, et 23 M€ de décisions d'engagements de la partie « banque de développement », dont 5 M€ de soutien à l'innovation.

L'opérateur a construit une usine de décorticage du tournesol en Gironde (près de la moitié des 68 M€ investis en France) et une usine neuve d'aliments pour animaux en Algérie. Le directeur général envisage de renforcer les stratégies en filières, en France comme ailleurs.

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