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Sodebo intègre toujours plus et stimule l'innovation

Production, process, développement des recettes, connaissance du consommateur : la société vendéenne a l'obsession de toujours faire plus et mieux en interne. Une philosophie qui lui réussit au vu de sa croissance et de ses récents lancements.

En tout, 96 millions de pizzas, 90 millions de sandwichs dans dix gammes différentes, 35 millions de salades, 20 millions de box sont les chiffres des produits sortis l'an dernier du site Sodebo de Saint-Georges-de-Montaigu (Vendée). Ou plutôt des sites. Depuis la création de la société en 1973, les usines ont poussé les unes après les autres. Neuf unités de production sont dénombrées aujourd'hui sur une surface totale approchant les 120 hectares.

Une multiplication qui résulte d'une volonté de maîtriser et d'internaliser au maximum la production. « 72 % de notre matière alimentaire est fabriquée chez nous », précise Christelle Buetas, responsable développement et innovation de Sodebo. Cette philosophie de l'intégration « permet une maîtrise sanitaire importante, au plus près du moment de transformation du produit fini, et procure plus de réactivité », souligne Philippe Rondeau, responsable du marketing du groupe. Sodebo produit ainsi ses charcuteries, son métier d'ori-gine, sur le site InBo 1, mais aussi ses pains, ses pâtes à pizza, ses sauces, depuis peu ses gressins et ses cookies glissés dans ses salades repas.

Le site InBo 2, de 10 000 m2 , a été créé il y a deux ans. Il fournit les autres sites en fromages découpés, œufs, salades et légumes. Toute nouvelle, la ligne de production d'œufs vise à couvrir à terme 50 % des besoins sur un volume global de 40 millions d'œufs par an. InBo 2 travaille 25 tonnes de salades par jour, soit 30 000 pieds de cinq variétés différentes. Sodebo fait même pousser à Saint-Georges-de-Montaigu ses propres salades en plein champ, qui couvrent 25 % de la demande d'été. Mais la volonté d'internaliser ne s'arrête pas à l'alimentaire. Elle touche aussi les emballages plastique et les machines de production conçues sur le site de Soyouz. « Quand nous créons un produit, le service ingénierie trouve ou fabrique les machines », explique Philippe Rondeau.

Nouvelle organisation interne

La société familiale, qui a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires brut de 425 millions d'euros, investit chaque année une trentaine de millions d'euros. Une bonne partie est consacrée à la création et au lancement de nouveaux produits, la capacité d'innovation étant une caractéristique forte de la marque Sodebo.

Afin d'être encore plus pertinente et dynamique, l'entreprise a mis en place l'an dernier, sur une extension de 5000 m2 , une nouvelle organisation réunissant l'accueil, les équipes développement et innovation, marketing et communi-cation, soit près de quatre-vingts personnes. Cette intégration poussée des services vise à rapprocher la recherche sur la conservation, les tendances culinaires ou les emballages, des problématiques consommateurs afin d'avoir une longueur d'avance sur la concurrence. « L'enjeu est de réaliser vite, dans un univers complexe et au bon prix », résume Philippe Rondeau. Cette façon de travailler, de manière transversale, succède à « un fonctionnement plus descendant du marketing vers la R&D », poursuit-il.

Les leçons de la Pasta Box

Renforcé, le service recherche et développement dispose de 1 500 m2 , contre 350 m2 auparavant, et s'organise en quatre pôles : développement culinaire ; recherche et technologie ; design ; échantillonnage. Cinq personnes produisent et conditionnent les échantillons des (possibles) futurs produits, dont les recettes auront été prototypées par les charcutiers, traiteurs et boulangers maison. Le hall pilote, où sont conduits les essais préindustriels, a intégré le design des emballages, ce qui permet de gagner du temps mais aussi de se sécuriser par rapport au transfert industriel.

L'épisode Pasta Box en 2009, concept très rapidement copié, a été mal vécu chez Sodebo. D'où une volonté de déposer des brevets et de proposer des concepts moins facilement duplicables, comme Mon Atelier Salade dernièrement. C'est également à domicile que Sodebo entretient une proximité forte avec ses consommateurs. Tout au long de l'année, un panel de 600 personnes vient tester les nouveaux produits dans deux salles proches du hall pilote. « Nous avons conduit depuis deux ans un gros travail de requalification du panel afin de définir des cibles consommateurs très fines», indique Hervé Morice, responsable du pôle connaissance transversale du consommateur, récemment créé.

Une étude Sodebo Observatoire des repas a été conduite avec Market Vision pour affiner six profils de mangeurs : gourmets équilibrés ; retraités vigilants ; jeunes libérés… Virtuellement personnalisés, ces profils sont associés au travail d'innovation collectif qui propose des nouveautés produits.

Au regard des succès des dernières innovations, ce travail collaboratif et poussé en interne porte ses fruits. La gamme de pizzas Crust et Mon Atelier Salade emboîtent ainsi le pas à Salade & Compagnie, innovation la plus performante sur six périodes de lancement depuis 2009, selon Nielsen. Les nouveautés de la rentrée 2016 connaîtront-elles un aussi beau destin ?

DES NOUVEAUTÉS SUR LA PAUSE DÉJEUNER

Leader du rayon traiteur libre-service avec 11,3 % de parts de marché valeur et principal contributeur à sa croissance, Sodebo va se montrer offensif en ce second semestre 2016. La marque va porter à quinze le nombre de références dans la gamme Salade & Compagnie. Elle va aussi lancer Mon Atelier Salade recette fromagère. De quoi conforter son leadership sur les salades repas.

Pour les sandwichs, Sodebo va innover sur le segment peu exploré de la baguette gourmande avec l'Extra, un pain gratiné à l'emmental décliné en quatre recettes.

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