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Seuil de contamination aux pesticides : « On ne sait pas où on met les pieds, c'est très risqué »



Clément Lepeule, chargé de mission filières biologiques à Coop de France.

Les Marchés Hebdo : Quel regard Coop de France porte sur le projet de révision de la réglementation européenne biologique ?

Clément Lepeule : Le processus de révision de la réglementation a été lancé en 2012 suite à la parution de différents rapports. À Coop de France, nous souhaitions uniquement quelques améliorations de la réglementation. Ce choix-là n'a pas été retenu, donc nous avons décidé de jouer le jeu de la refonte totale. Mais aujourd'hui, la proposition de la Commission européenne n'est pas satisfaisante. Si nous sommes d'accord sur les trois objectifs principaux de la révision, dont celui de développer la production biologique en Europe, nous estimons que les dispositions et les moyens prévus ne permettront pas de les atteindre.

LMH : Pourquoi vous positionnez-vous contre la fin de la mixité des exploitations, comme la majorité des organisations françaises voire européennes ?

C. L. : Le règlement actuel permet d'avoir un atelier conventionnel dans une exploitation biologique. C'était une dérogation et cela nous allait bien, notamment pour les producteurs de foie gras qui ne peuvent pas être certifiés bios. En France, 25 % des exploitations étaient mixtes en 2012. En Espagne, on monte à 44 %. La majorité des États membres est d'accord pour conserver la mixité des exploitations. Pour nous, elle est un outil de conversion. Les coopératives nous indiquent que cette mesure tendrait à limiter le nombre de nouveaux producteurs, notamment dans le Grand Est où les conversions ont été importantes dernièrement. Dans le secteur des grandes cultures, on se tire une balle dans le pied.

LMH : Que pensez-vous de l'introduction du seuil de déclassement en cas de contamination aux pesticides ?

C. L. : Dans le fonctionnement actuel, les organismes de contrôle ont des seuils de déclassement qui sont différents selon les régions et les États membres. L'article de la Commission européenne est très flou, et ne nous permet pas de savoir où elle veut aller. Son étude d'impact n'apporte en plus aucun élément. Cela veut dire que l'on ne sait pas où on met les pieds. C'est très risqué. La question de la contamination aux pesticides est très complexe. Il y a un déficit scientifique sur les analyses qui peuvent ne pas être fiables. Une coopérative a eu un problème : les analyses ont détecté du glyphosate sur des lentilles. Or, il s'avérait que la molécule était proche d'un composé naturel de la lentille biologique. Coop de France souhaite plutôt l'harmonisation des méthodes de contrôle et pas seulement sur le seuil.

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