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Journées Agrovif
Réussir un projet de solution informatique

Entreprendre un projet innovant ou gros projet d’ERP n’est pas une mince affaire pour une entreprise de taille moyenne ou intermédiaire où chacun est très pris. Deux équipes ont témoigné aux journées Agrovif.

Cap Solutions culinaires, le fabricant de sauces sur mesure de 170 salariés installé dans le Morbihan, fonctionne en mode PME bien qu’appartenant au groupe Jean Floc’h. Frais Émincés, préparateur de fruits et légumes d’une cinquantaine de salariés en Loire-Atlantique, est une PME en plein développement. Chacune a offert le récit de la réalisation de son récent projet informatique aux journées Agrovif, à la mi-juin.

Cap Solution culinaires a mis en place une ligne automatisée de mélanges de pulvérulents par système pneumatique avec interfaces tactiles. Celle-ci produit et conditionne à façon au service des industriels. Son directeur, Loïc Balac, avait fait le « choix stratégique » d’y placer l’ERP (progiciel de gestion intégrée) au cœur plutôt que d’installer une solution clé en main de type équipementier-process. Pour sa part, Frais Émincés, qui fonctionnait sans ERP, en a installé un.

Coordination entre cinq entreprises

Cap Solutions culinaires a mis en place sa solution en quatre mois seulement, bien que ne disposant pas au départ de la version Vif 17 nécessaire. Une prouesse que les témoins de l’entreprise et de Vif attribuent à une bonne coordination des compétences entre les responsables du système d’information de l’industriel, le développeur et le spécialiste de l’informatique industrielle de Vif. Auxquels s’ajoutent les équipes techniques de l’équipementier, du prestataire en automatismes et celui en systèmes de pesée. Le but était de rendre simple à piloter un système de pesée complexe entre grands volumes en big bags, volumes moyens en sacs et matières en quantités minimes. En sélectionnant « pesée » sur l’écran après avoir flashé un code-barres, on actionne le bon mécanisme de pesage, avec l’assurance que les flux avec allergènes restent à part. On peut voir clairement, sur un second écran situé en dessous de l’écran de commandes, le processus en cours, le reste à peser, le lot en stock, etc. Les clés du succès mises en avant : un cahier des charges précis, des rôles distinctement répartis entre prestataires, des plannings fiables, laissant toute leur place aux tests des automatismes au stade de l’étude. Le retour d’expérience a aussi montré qu’en interne, la direction, le chef de projet et les opérateurs concernés se sont bien impliqués dans le nouveau métier.

Une approche par opération

De son côté, Frais Émincés s’était donné 18 mois pour préparer l’arrivée d’un ERP, avant d’installer celui-ci dans le creux de l’hiver. Son dirigeant, Marc Pajotin a relaté l’expérience aux côtés du stagiaire informaticien qu’il avait embauché pour jouer l’interface entre l’industriel et Vif. Eux deux ont témoigné de la motivation de tous les salariés, qui étaient régulièrement informés de l’avancée du projet et de leur « ouverture au changement ». « On a mis des mots sur ce que nous voulions vraiment faire », s’est félicité Marc Pajotin. La solution devait répondre à des résultats par opération (préparation de commande, fabrication…). Son regret est de n’avoir pas assez poussé les tests de masse (simulation de l’ERP complet).

Le système aux mains des hommes

L’humain au cœur de la révolution numérique était le thème des onzièmes rencontres organisées annuellement par le prestataire informatique Vif près de Nantes en juin 2018. Les exposés autour du système d’exécution de production (MES), une initiation à la cocréation et des expositions, une quinzaine de retours d’expérience et des démonstrations d’équipements (cobots, machines interactives…) tournaient autour de ce thème.

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