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Retrait des céréales à paille et du maïs

Les marchés céréaliers français ont reculé en blé tendre, orge, maïs, malgré une demande présente, tandis que le blé dur se réveillait, porté par les fabricants d’aliments du bétail.

Semaine du 7 au 14 mars. Les cours du blé tendre sur les places physiques ont connu une semaine baissière, les conditions climatiques ne générant pas d’inquiétudes. Outre-Atlantique, la crainte de déficit hydrique paraît résorbée, bien que de basses températures frappent les grandes plaines. Les rapports de l’USDA n’ont pas apporté d’éléments perturbants. Les stocks mondiaux atteindraient 249,9 millions de tonnes (Mt) en mars, contre 248,6 Mt en février. Ceci, malgré une demande internationale présente, tunisienne, algérienne, puis saoudienne. Les 120 000 tonnes (t) de blé français achetées par l’Égypte ont ainsi conduit FranceAgriMer à réviser à la hausse ses prévisions d’exportations vers pays tiers pour cette campagne à 5 Mt. Cependant, le Gasc dispose désormais de stocks de blé suffisants pour faire la soudure avant la nouvelle récolte attendue le mois prochain. Côté fondamentaux, en France, les précipitations ont soulagé les cultures, en déficit hydrique dans le Centre-Est et le Sud-Ouest, d’après Agreste.

Du blé protéiné dans les rations animales

En blé dur, les prix ont légèrement grimpé, mais les affaires sont au point mort. FranceAgriMer a revu l’utilisation en nutrition animale à 50 000 t en mars, pour correspondre aux déclarations d’incorporation des Fab. Mais la conviction des opérateurs demeure qu’un volume important de blé dur va être valorisé en nutrition animale, du fait d’une récolte 2016 très protéinée. Concernant les trois céréales principales, les incorporations du blé tendre attendues par les Fab restent à 5,5 Mt, celles de l’orge de mouture progressent de 200 000 t à 1,5 Mt et celles du maïs de 100 000 t à 2,3 Mt.

Sur la semaine, les cotations du maïs ont baissé sur les places hexagonales, suivant le repli des marchés américains, conséquence d’une offre pléthorique. Les stocks mondiaux grimpent à 220,7 Mt en mars, d’après l’USDA, en dépit de la bonne dynamique de la demande mondiale. Les conditions météo en Amérique latine continuent de peser sur les prix, et la récolte brésilienne de maïs est attendue à un bon niveau. De plus, Informa a revu légèrement à la hausse les semis de maïs aux États-Unis, passant à 36,745 Mha en mars (36,624 Mha en janvier).

Les cours de l’orge de mouture suivent comme à l’accoutumée les cours du blé tendre. Globalement, les Fab sont couverts, et les vendeurs se positionnent, ce qui pèse sur les primes, les vendeurs ayant besoin de sortir de la marchandise. Sur la scène internationale, la Jordanie a acquis 100 000 t de produits. Côté champs, le dernier bulletin Céré’Obs donne des conditions de culture bonnes à très bonnes sur 88 % des surfaces.

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