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Relèvement des prix des céréales à paille et du maïs

Semaine du 29 août au 5 septembre. En blé tendre, les cours sur les marchés physiques français réalisent une légère progression (+3 €/t sur le rendu Rouen), liée à des achats internationaux importants. Le bureau des approvisionnements égyptiens s’est procuré 295 000 tonnes (t) de blé de mer Noire le 29 août, pour embarquement début octobre. La Tunisie a acheté, le 31 août, 50 000 t de blé meunier, livrable en novembre-décembre. Ajoutons la vente de 125 700 t de blé meunier nord-américain.

La progression des prix français et européens est freinée par la faiblesse du dollar par rapport à l’euro, parité qui réduit les chances d’export européen. Le delta entre l’offre française et celles retenues serait de 9 € la tonne environ sur les derniers appels d’offres. L’analyste Ikar a revu à la hausse la récolte russe 2017, entre 81 et 84 millions de tonnes (Mt), attendant des exportations 2017-2018 entre 31 Mt et 33 Mt, sans trop d’effet sur les prix, le pays ne paraissant pas en mesure de gérer un tel flux avec sa logistique.

Au niveau français, l’activité est faible, fabricants d’aliments et meuniers étant couverts pour la plupart. Les producteurs font de la rétention, en raison de prix jugés bas. Une demande en portuaire s’exprime, du fait de nombreux achats internationaux.

Les cours du maïs français ont pris 1,50 €/t sur la semaine, en rendu Bordeaux, sur des craintes de gel aux États-Unis. L’ouragan Harvey paraît aussi avoir augmenté la demande de maïs des éthanoliers, soutenant les prix. Du fait de la parité euro/dollar, les droits à l’importation de l’UE pour le maïs, le sorgho et le seigle, introduits le 8 août, ont doublé le 1er septembre à 10,95 €/t. Ce montant devrait pousser les prix de la céréale à la hausse. En matière d’activité, un courant d’affaires est noté en France, les vendeurs se montrant rassurés sur la future récolte. Aux champs, Céré’Obs a publié une baisse d’un point des conditions de culture du maïs, à 79 % (contre 60 % en 2016). Les moissons ont débuté en Europe et en mer Noire (Russie et Ukraine).

Les stockeurs font de la place

Les prix de l’orge de mouture ont suivi la tendance haussière du blé tendre, soit en légère progression (+2,50 €/t sur la semaine en rendu Rouen), conséquence d’une demande présente en portuaire. Des organismes stockeurs ont fait de la place dans leurs silos, avant l’arrivée de la nouvelle récolte de tournesol et de maïs. Toutefois, les échanges ne sont pas nombreux, en raison de prix peu incitatifs pour les vendeurs, et de fabricants d’aliments du bétail bien couverts.

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