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Promotions et pédagogie

« Fini le 1 acheté, 1 gratuit, seul le 2 achetés, 1 gratuit est possible ». Tel est l’élément de langage du gouvernement pour expliquer l’article 9 de son projet de loi Alimentation lui permettant l’encadrement des promotions par ordonnance. Une mesure déjà annoncée qui intervient au moment où des enseignes, comme Intermarché, ont décidé de taper fort avec des promotions à -70 % sur l’emblématique pot de Nutella (à ce propos, même les magasins But ont surfé sur l’évènement en offrant le 2 février un pot de Nutella de 400 g à leurs clients !). Si Thierry Cotillard, président d’Intermarché, a conscience qu’il ne pourra plus faire ce type de promotions dans le futur avec la nouvelle loi, et s’excuse auprès des équipes malmenées par la ruée des clients dans ses magasins, il semble satisfait de son coup médiatique. « Ces excès, et l’image qu’ils nous renvoient de notre société, doivent être lus comme révélateurs d’une vraie attente des consommateurs en termes de pouvoir d’achat », a-t-il déclaré au JDD. Si cette déclaration peut encore sonner comme une provocation auprès des industriels, elle n’en reflète pas moins un état de fait : les Français, surtout quand ils sont jeunes, sont encore très friands de prix bas. Au palmarès 2018 de leurs enseignes préférées réalisé par OC & C, la génération des millennials (ceux qui ont aujourd’hui entre 20 et 30 ans) ne place qu’une seule enseigne alimentaire dans son top 10 : E.Leclerc. Alors qu’auprès des autres catégories d’âges, le rapport qualité-prix gagne en importance. Ainsi, Picard, Grand Frais et Thiriet figurent sur le podium des enseignes alimentaires préférées. Si remonter le seuil de revente à perte et encadrer les promotions peuvent se justifier pour revaloriser les produits alimentaires à l’amont – à condition que ces mesures se traduisent réellement dans les faits –, le gouvernement va devoir faire preuve de pédagogie pour l’expliquer à certains consommateurs habitués à dépenser peu dans leur alimentation.

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