Produits laitiers : hausse des prix sur GDT, une première depuis 5 mois
Les prix des produits laitiers industriels échangés sur la plateforme d’enchères néo-zélandaise, Global Dairy Trade, ont progressé cette semaine après cinq mois de baisses consécutives. Les fondamentaux du marché mondial des produits laitiers n’en restent pas moins peu favorables.
Les prix des produits laitiers industriels échangés sur la plateforme d’enchères néo-zélandaise, Global Dairy Trade, ont progressé cette semaine après cinq mois de baisses consécutives. Les fondamentaux du marché mondial des produits laitiers n’en restent pas moins peu favorables.
L’indice moyen des prix des produits laitiers aux enchères sur la plateforme internationale Global Dairy Trade a progressé (+6,3 %) lors de la séance du 6 janvier, ce qui n’était pas arrivé depuis le 5 août dernier. Les neuf séances suivantes avaient toutes été baissières.
Lire aussi : Plus de lait sur le marché mondial en 2026, qui alimentera la croissance ?
Rebond des prix de la poudre de lait et du beurre
Tous les prix ont fini dans le vert. C’est la poudre de lait entier qui a le plus progressé (+7,2 % à 2 921 €/tonne en moyenne). Une hausse liée au retour aux achats du Moyen-Orient qui gomme le retrait chinois, apprend-on des analystes d’Océanie. En novembre dernier, les achats de poudres de lait de l’ensemble Chine et Hong Kong étaient au plus bas depuis 14 ans.
Lire aussi : Taxes chinoises sur les produits laitiers : quels montants par entreprises, quels impacts pour la France ?
La poudre de lait écrémé a aussi progressé, avec une bonne demande, sur les origines Nouvelle-Zélande comme Union européenne. Le beurre affiche une hausse de 3,8 % avec un peu plus d’achats chinois. Les prix du fromage n’ont pas évolué.
Le marché mondial des produits laitiers est très actif avec un disponible large et des prix qui sont incitatifs, malgré les incertitudes économiques et géopolitiques.
Des fondamentaux toujours baissiers sur le marché des produits laitiers
Les fondamentaux restent néanmoins plutôt baissiers, alors que les collectes laitières ont progressé dans plusieurs bassins, et que la demande mondiale rester assez molle. La collecte néo-zélandaise a battu un record en novembre. En Europe, la pression se fait déjà sentir sur les prix du lait, néanmoins des marges toujours positives n’incitent pas à la réduction des volumes (en novembre, +7,5 % en Allemagne, +6,3 % en France, +5,3 % e Pologne et +9,8 % en Autriche).
Lire aussi : Prix des produits laitiers : pourquoi la Rabobank ne s’attend pas à une reprise sur 2026
Reste à voir néanmoins l’effet des conditions météo compliquées cette semaine en France, aux Pays-Bas et en Allemagne (neige et tempête). Aux États-Unis, la baisse des prix devrait se conjuguer avec un tassement de la collecte (encore +4,5 % en novembre) mais la demande intérieure est fortement pénalisée par la banalisation des médicaments anti-obésité.