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Productions animales : alliance dans le Cantal

Un communiqué commun des Eleveurs du Pays Vert et du groupe Centre Lait a confirmé hier que le pôle viande du groupe coopératif Celvia et l’Union actionnaire de Cantal Salaisons engagent un rapprochement stratégique et financier. Les instances dirigeantes siégeant toutes deux à Aurillac affichent leur intention d’« asseoir la pérennité de la coopération de (nos) territoires» et de maintenir ainsi le pouvoir de décision entre les mains des agriculteurs.

La situation la plus critique est celle de Covial, l’activité cheville et transformation du bœuf de Celvia. Cette filiale déficitaire depuis deux ans menace les fonds propres des Eleveurs du Pays Vert. Le recentrage de ses activités sur l’abattoir d’Aurillac effectué l’an dernier est un échec. L’entreprise vend mal ses quartiers avants et steaks hachés. Ses abattages sont tombés de 400 à 250 vaches par semaine, a rapporté L’Union du Cantal de l’AG de la section Lot-Cantal réunie vendredi dernier. De son côté, Cantal Salaisons veut doubler sa production de jambons secs. Ce projet suppose le doublement de la capacité de découpe de porcs de l’abattoir d’Aurillac. Cet outil est déjà le fruit d’un partenariat financier impliquant les deux groupes coopératifs.

Jacques Espinasse, directeur de Centre Lait, explique que la construction d’un nouveau groupe (probablement une union) pluri-compétent et l’optimisation des infrastructures (froid, logistique, traçabilité, etc) va permettre de réaliser des économies. Par ailleurs, une stratégie commune commerciale et industrielle amènera les ressources nécessaires aux développements. En outre, l’élevage laitier et l’élevage allaitant ont des intérêts communs dans la génétique bovine.

Le fil rouge de la stratégie commerciale sera la valorisation des produits de terroir. Il s’agit chez Cantal Salaisons de la dénomination Montagne, de l’IGP Auvergne en cours, des marques Le Capelin et Cantalou, chez les Eleveurs du Pays Vert en particulier du label Rouge Salers et des génisses de race Aubrac. Serge Paran, président des Eleveurs du Pays Vert, n’est plus à convaincre de la force de la dénomination Montagne auprès des consommateurs français. L’enjeu est la montée en puissance des activités.

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