Après une première vague de hausse en 2022, 2025 a été l’année d’une remontée historique des prix des vaches et des jeunes bovins. Mais toutes les catégories n’ont pas vu leur prix grimper de manière homogène, ce sont les vaches laitières les moins bien conformées qui ont le plus profité du déséquilibre du marché.
Le redémarrage de l’activité commerciale de la filière viande bovine a été retardé en ce début d’année. Après la classique trêve pour les fêtes, lorsque les éleveurs n’ont pas la tête à vendre leurs animaux et que les abattoirs fonctionnent au ralenti à cause des congés, c’est la météo qui a prolongé l’accalmie. En effet, avec les chutes de neige parfois intenses dans des départements peu habitués, le retour du commerce a été retardé. Pas de panique pour autant chez les abattoirs, qui avaient sécurisés quelques animaux avant les fêtes. Mais, dans l’ensemble, les prix ont été reconduits avec très peu d’échange.
Les prix des gros bovins ont progressé de 33 % en un an
Le prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir (PMP) commence l’année 2026 à 7,12 €/kg. Il s’affichait à 5,34 €/kg il y a tout juste un an, soit une hausse de 33,3 % sur l’année.
La cotation entrée abattoir publiée par FranceAgriMer des JB U s’affiche, en semaine 1, à 7,56 €/kg, c’est 27,3 % que sur la première semaine de 2025. Le JB R est à 7,41 €/kg, c’est 29,5 % de hausse en un an.
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Les prix des vaches laitières ont le plus progressé
De son côté, la cotation de la vache viande R a pris 33,7 % pour atteindre 7,53 €/kg en semaine 1. Les vaches Blonde et Parthenaises U= s’affichent à 8,23 €/kg, c’est 24,1 % de plus qu’il y a un an.
En vaches laitières, les vaches P= cotent à 6,06 €/kg soit une hausse de 41,3 % sur un an et les vaches Lait O=, à 6,16 €/kg dépassent de 32,3 % leur niveau de l’an dernier, même date.