PPA : les cas en Espagne ne viendraient pas d’une fuite de laboratoire
Les cas de peste porcine en Espagne ne proviennent pas d’une erreur en laboratoire, selon les derniers résultats de la recherche génétique.
Les cas de peste porcine en Espagne ne proviennent pas d’une erreur en laboratoire, selon les derniers résultats de la recherche génétique.
La piste d’une fuite dans le Centre de Recerca à Sanitat Animal (IRTA-CReSA), un laboratoire de référence en santé animale situé sur le Campus de l’Université autonome de Barcelone, a été écartée dans l’enquête sur l’origine de l’épidémie de peste porcine en Espagne. À date, ce sont 29 sangliers positifs qui ont été retrouvés en Catalogne depuis la fin novembre. L’Espagne était indemne du virus de la PPA depuis 1994.
Un nouveau variant du virus PPA
La recherche a établi que la souche du virus était une variante spécifique de génotype II, dont les mutations particulières ne correspondent pas aux virus circulant aujourd’hui en Europe occidentale. Il peut s’agir d’un variant nouveau, ou encore non documenté, qui présente des similarités avec les variants qui circulent en Europe de l’Est et en Asie apprend-t-on par la presse ibérique. Aucune irrégularité n’a été constatée dans les protocoles des laboratoires espagnols utilisant des virus de PPA. La piste la plus probable reste donc l’abandon d’aliments contaminés dans le milieu naturel. Les conclusions officielles de l’enquête ne sont pas encore disponibles.
Les éleveurs de porc espagnols plombés par la PPA
Les pertes des éleveurs espagnols à cause de la PPA dépasseraient 47 millions d’euros par semaine.