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Pourquoi l'hôtellerie et la restauration ne semblent pas prêts pour les JO 2024 ?

Alors que les métiers de la sécurité ont anticipé l’augmentation de besoins pour la période des Jeux Olympiques et Paralympiques, la restauration et l’hôtellerie ne s’y sont pas encore mis, au risque de ne pas être prêts pour les 15 millions de repas qu’elles devront pourtant servir en plus.

Plusieurs emplois sont en tension dans l'hôtellerie restauration, ce qui devrait se ressentir fortement pendant les JO
© Généré par l'IA

Environ 62 000 emplois devront être pourvus, en plus des volumes habituels, pour assurer une qualité de service aux quelques 13 millions de visiteurs, 15 000 athlètes et les milliers de journalistes qui feront le voyage des Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris et dans les 9 autres villes hôtes. La tension est vive en Ile de France mais aussi à Villeneuve d’Ascq (59), Nantes (44), Bordeaux (33), Lyon (69), Saint-Étienne (42), Nice (03), Marseille (13) et Châteauroux (36). 

Lire aussi : Jeux olympiques : combien de repas servis par Paris 2024 ?

Pas encore de hausse des offres d'emplois dans la restauration

Pour le cabinet d’analyse Kyu, qui vient de livrer son troisième baromètre sur les métiers de l’hôtellerie-restauration, le compte n’y sera probablement pas. Ses analystes se fondent sur les données collectées et dédoublonnées quasi en temps réel par leur partenaire Textkerne. Il suit une centaine de plateformes de jobs, les agences d’intérim, France Travail et les grandes entreprises qui publient leurs propres offres. « 500 000 salariés ont quitté cet univers pendant le Covid. Les recrutements ont logiquement rebondi en 2022 puis régressés en 2023 après cette forte hausse. Le nombre d’offres d’emploi a chuté de près de 52% entre juin 2023 et décembre 2023 » rappelle l’analyste Lyne Chahed. Le nombre d’offres s’est stabilisé début 2024. Aucune évolution n’est encore sensible dans les offres d’emplois alors qu’elle s’attend à un très gros volume, peut-être de 150 000 offres car les JO 2024 s’ajoutent à la forte demande habituelle des mois d’été. 

Lire aussi : Jeux olympiques : « Il n’est pas question d’exclure la viande »

Concurrence avec les emplois saisonniers 

Le cabinet d’étude va suivre de près la dynamique des offres d’emplois dans les mois à venir mais alerte d’ores et déjà le secteur : la concurrence va être rude face non seulement aux recrutements de bénévoles et au départ anticipé de nombreux habitants d’Ile de France durant les Jeux ce qui réduit d’autant la disponibilité de la main d’œuvre, mais aussi des autres secteurs. « La sécurité a commencé tôt à lancer des opérations massives de recrutement car il faut suivre une formation pour obtenir l’accréditation. L’argument d’une formation certifiante a porté » constate l’analyste Audrey Ferreira. Les employés de restauration, les cuisiniers et les commis de cuisine sont parmi les postes les plus en tension. 

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