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Porc : « L’Espagne exporte aujourd’hui vers plus de 133 pays »

L’Espagne est un grand exportateur de porc à travers le monde. A travers, les années le pays a développé ses exportations, jusqu’à les faire tripler au cours des dix dernières années. Le ministère de l’agriculture espagnole nous livre sa stratégie.

porte conteneurs aux couleurs de l'espagne
L'Espagne développe ses importations de porc et produits porcins vers les pays tiers
© Généré par l'IA

La filière porcine espagnole s’attache de plus en plus à produire plus pour exporter plus. La production porcine a augmenté de 40 % en Espagne au cours des dix dernières années. Le cabinet du ministère de l’Agriculture, de la pêche et de l’alimentation évoque une « évolution très remarquable qui a consolidé sa position parmi les premiers producteurs mondiaux ». Et « alors qu'en 2000, les excédents de production étaient à peine exportés vers le marché intracommunautaire, l'Espagne exporte aujourd'hui vers plus de 133 pays », complète le cabinet. 

Les exportations de porc de l'Espagne vers les pays tiers ont triplé en 4 ans

Avec 115 millions de tonnes en 2023, la consommation de porc progresse dans le monde, un peu moins dans l’Union européenne (UE). Chez notre voisin espagnol, la consommation des ménages fait du yoyo. En frais et transformé la consommation des foyers est clairement à la baisse (-18,5 % par rapport à 2013) estime le cabinet. L’année 2020 marquée par la pandémie a enregistré un sursaut de la consommation sur un, + 10,5 % en volume, + 12,9 % en valeur « avant de diminuer à nouveau en 2021 et en 2022 ». La consommation était tonique en 2023. Retour à la hausse en 2024. La demande en porc frais a progressé de 7,4 % en volume chez les ménages espagnols sur un an. En valeur, la progression est plus importante (+19,6%) en lien avec l’inflation. 

Lire aussi : Porc : l’interprofession espagnole fait le point sur les difficultés de la filière  

Pour les produits transformés en revanche, la consommation s’est effritée en volume (-2,1%) et a augmenté en valeur (+7,9%).

58 % de sa production au commerce mondial.

 Face à une consommation des ménages fluctuante, l’Espagne a fait le choix d’accentuer sa présence sur le marché extérieur « en consacrant environ 58 % de sa production au commerce mondial, tant à l’intérieure qu’à l’extérieur de l’UE ». Cette stratégie a porté ses fruits. « Au cours de cette période, exportations ont connu une croissance de plus de 300% rien que vers les pays tiers ». 

L'Espagne, tributaire des importations de porcs vivants 

Pour intensifier son offre sur le marché international, l’Espagne a aussi fait le choix d’importer des porcs vivants depuis d’autres états membres comme les Pays-Bas, le Danemark et la Belgique. « Le nombre d’animaux entrant en Espagne en provenance d’autres états membres a augmenté au cours des dernières années, atteignant 4 millions en 2023, soit 11 % de plus qu’en 2022 et 37 % de plus que la moyenne des cinq dernières années », chiffre le cabinet. « Ces importations de porcs et de porcelets permettent de couvrir la demande en viande de l’industrie espagnole », tranche notre informateur.

Trois pistes pour progresser à l’export 

Malgré les bons résultats à l’export cette dernière décennie, le cabinet du ministère souhaite s’améliorer. « L’Espagne devrait travailler sur la diversification de ses marchés à l’étranger alors que la demande chinoise ne cesse de diminuer », table-t-il. 

Lire aussi : Le porc espagnol peine à renouer avec la Chine 

Il est vrai que le début de l’année a été périlleux pour le pays. Trois ans après l’épisode de peste porcine africaine, il est toujours difficile de relancer le commerce, Pékin cherchant à s’affranchir de toute dépendance extérieure. « Il faudrait aussi améliorer l’image des élevages du point de vue sociétal et prendre plus en compte les aspects environnementaux et sociaux », soutien notre interlocuteur. Comme en France, la filière porcine doit se montrer active sur ces enjeux. Enfin, le cabinet estime qu’il est nécessaire de « continuer à maximiser la biosécurité afin de contrecarrer autant que possible les risques sanitaires qui existent sur le marché mondial »

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