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Porc : la production européenne en repli

Le cours du porc s’est une nouvelle fois fermement maintenu la semaine dernière. Si l’offre en production semble modérée, les disponibilités en matière première sont également réduites. Pour 2005, les niveaux de production des bassins européens devraient encore reculer...

La cotation 54 TVM connaît une remarquable stabilité depuis quatre semaines. Tenu à 1,132 euro/kg, le cours affiche un niveau supérieur à celui des années précédentes.

Cette situation s'explique par le niveau des exportations d'une part, et une production limitée d'autre part. Jeudi dernier, la séance de cotation s’achevait sur une hausse minime de 0,2 centime, soit un cours à 1,134 euro/kg, ce qui confirme l’offre modérée, même entre deux jours fériés...

Comme on le constate depuis plusieurs semaines, la demande des pays de l'Est, Russie en tête, est bien orientée. Et elle ne devrait faire qu'augmenter avec la chute des températures... Les PECO absorbent notamment de grandes quantités de co-produits, ce qui provoque depuis quelques mois une hausse importante des tarifs de ces derniers.

Des coproduits chers et peu disponibles

Cette progression n'est pas sans poser problème aux transformateurs français, qui font face à un manque de matière première et à des coût d'approvisionnements élevés, alors que les ventes restent très moyennes sur le marché intérieur. Ils ont donc tendance à freiner les achats, et donc à moins désosser, ce qui entretient la fermeté des cours...

Toutefois, l'arrivée de volumes importants de pièces en provenance d'Espagne pourrait quelque peu redistribuer la donne du marché, et provoquer un réajustement des cours.

Mais compte tenu des prévisions de production, 2005 devrait débuter avec une fermeté des prix, en vif comme sur les pièces.

Selon les estimations de l'institut technique du porc (ITP), le marché européen pourrait trouver un équilibre début 2005, grâce à la conjugaison de la réduction de l'offre et du dynamisme des exportations.

Sur ce dernier point, il reste des incertitudes : le probable retour aux affaires du Brésil sur les marchés des pays de l’Est, et une concurrence nord-américaine qui pourrait également s’animer.

En 2004, la production européenne poursuit son déclin, avec un repli de 0,1 % par rapport à 2003 (marquée par la canicule) et de 0,6 % par rapport à 2002. En 2005, la baisse devrait s’accentuer. Quelques pays cependant font bande à part, et voient leur production porcine progresser. C'est le cas du Danemark, avec +2% en 2004, mais en ralentissement en fin d'année, de l'Allemagne, avec +1,6 % (dont +4% au premier semestre, et -1% au second), et de l'Italie, avec +2%.

Une production européenne à la baisse

La France fait état d'un repli modeste de 0,8 % pour 2004, alors que la Belgique (-3%), les Pays-Bas (-4%) et le Royaume-Uni (-3%) manifestent des reculs plus marqués de leurs productions respectives.

Fait marquant, l'Espagne serait engagée dans un déclin —timide— de sa production en 2004, avec une baisse de 0,3 %.

Pour le moment, avec des niveaux de prix nettement en deçà du reste de l'Union (comme souvent en période hivernale), les pièces espagnoles arrivent en masse sur notre marché.

En 2004, pour le jambon, l'Espagne représente plus de la moitié de nos importations. En 2003, les envois avaient déjà progressé de 35 % par rapport à 2002.

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