Aller au contenu principal

Viande
Porc : hausse ralentie de la production et des envois brésiliens en 2022

Au Brésil, la production de porc devrait progresser de façon plus lente en 2022, en raison de la hausse des prix de l’aliment. La hausse des envois devrait aussi ralentir notamment vers la Chine.

© Pixabay

Le cheptel porcin au Brésil devrait progresser de 1,8 % en 2022, selon les prévisions de l’USDA. Cette estimation est bien plus modérée que celle de l’association brésilienne de protéine animale (ABPA), qui prévoit une hausse de 4 %. L’USDA a incorporé la flambée des prix de l’aliment dans ses calculs. Ce poste de dépenses pèse pour plus de 80 % des coûts de production de l’atelier porc au Brésil.

Près de 50 % des envois brésiliens destiné au marché chinois

La demande en viande porcine devrait rester soutenue en 2022, même si le ralentissement de la demande chinoise va se faire sentir. Si le pays a beaucoup bénéficié de l’appétit du géant chinois depuis la peste porcine africaine en Chine, les envois vers l’Empire du Milieu ont seulement progressé de 2,6 % en 2021. Toutefois, les volumes dirigés vers la Chine représentaient 50 % des exportations de porc brésilien en 2021. Au total, les exportations brésiliennes ont progressé de 12,2 % sur un an en 2021 pour s’afficher à environ un million de tonnes. L’USDA prévoit une hausse plus modérée cette année, d’environ 2,9 %.

La viande porcine favorisée en période d’inflation

Par ailleurs, la consommation intérieure de porc devrait progresser d’environ 3,1 %. L’inflation devrait diriger la demande sur la viande porcine dont le prix a beaucoup moins progressé ces derniers temps par rapport à d’autres viandes. En effet, en 2021, les prix du poulet et du bœuf au Brésil ont bondi de 20% et 17 % respectivement tandis que celui du porc n’a gagné que 2 %.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

porcs en étable
L’Allemagne a perdu plus de 6 millions de porcs en dix ans, mais le cheptel rebondit

 L’Allemagne a enregistré une légère hausse de sa production porcine entre novembre 2025 et 2024. Cette reprise reste…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio