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Plérin définit de nouvelles règles d'organisation


> Au Marché du porc breton de Plérin, les échanges entre producteurs de porcs et abatteurs ont repris depuis le 26 novembre 2015.
Après le départ de plusieurs abatteurs cet été, le Marché du porc breton a adopté une nouvelle convention, que Jean-Pierre Joly, son directeur, nous décrit. Les volumes n'ont pas encore atteint les niveaux d'avant-crise.

Après avoir fermé ses portes pendant près de deux mois cet automne, le Marché du porc breton (MPB) a repris depuis le 26 novembre dernier, avec une nouvelle convention qui définit les règles d'organisation du marché entre organisations de producteurs et abatteurs. Parmi les principales modifications, la barre du prix de retrait a été supprimée. La baisse et la hausse des cours sont toutefois limitées à six centimes d'euro par semaine : cinq centimes le jeudi et un centime le lundi. « Le marché reste libre dans cette fourchette », commente Jean-Pierre Joly, directeur du MPB.

Autre nouveauté, les organisations de producteurs n'ont plus qu'un tour pour vendre leurs cochons. « Sans le tour de chauffe, le marché est plus dynamique et plus engageant », précise-t-il. Après deux mois de fonctionnement sous cette nouvelle convention, il est encore trop tôt pour faire un premier bilan. « Nous n'avons pas encore vécu tous les cas de figure. Depuis la reprise, le marché est quasi stable », explique Jean-Pierre Joly. Le prix de base 56 TMP était de 1,073 euro au 7 janvier 2016, contre 1,072 euro le 3 décembre 2015. « Nous attendons de voir un marché de tension à la hausse » pour pouvoir évaluer cette nouvelle convention. Alors que plusieurs acheteurs ont quitté le marché cet été, un nouvel article a été ajouté pour fixer les conditions de retour après résiliation de la convention. « Tout acheteur qui sortirait du MPB ne pourra solliciter son retour au MPB avant un délai de carence d'un an à l'échéance de son préavis », stipule-t-il. La société Bigard, qui a quitté le marché depuis le 10 août, n'est toutefois pas concernée, car « l'article s'applique aux signataires », précise Jean-Pierre Joly. Le numéro 1 de la viande n'a en effet pas signé cette nouvelle convention.

Avoir un prix représentatif

Depuis la reprise fin novembre, le marché de Plérin accueille 30 000 bêtes en moyenne par semaine, soit deux fois moins qu'avant l'été. « Aujourd'hui, environ 10 % de l'offre passe par le MPB. En moyenne, on était entre 18 et 24 % début 2015 », souligne Jean-Pierre Joly. Avec la diminution du nombre de cochons transitant par Plérin, certains s'inquiètent de la représentativité du prix déterminé par le MPB.

Dans leur « plaidoyer pour des éleveurs de porcs debout », publié le 5 janvier, les JA et la FDSEA du Finistère appelaient les producteurs, via leurs groupements, à « reprendre la main en se contraignant mutuellement à passer un pourcentage significa-

Environ 10 % de l'offre passe par le MPB

tif de leur production au MPB ». « Si rien ne bouge dans les semaines à venir, nous n'excluons pas de recréer une nouvelle organisation de producteurs, libre de tout lien avec l'amont et l'aval et commercialisant via le cadran ! Le MPB doit devenir incontournable pour l'ensemble des abatteurs », ajoutaient les syndicats. Pour Jean-Pierre Joly, « le MPB est au service des éleveurs ». À eux de décider « si leur volonté est de retrouver les niveaux d'offre d'avant la crise ».

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