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Pays de la Loire : les IAA peinent à recruter


> La récente édition du salon de la formation du Mans (Formasarthe) était placée sous le signe de l'agroalimentaire et de l'agriculture.
Les entreprises de l'agroalimentaire représentent le premier employeur industriel en Pays de la Loire. Toutefois, les DRH tirent la sonnette d'alarme, car ils peinent à recruter, en particulier en production et en maintenance. D'où l'urgence de promouvoir l'attractivité des métiers.

La région des Pays de la Loire compte près de six cents entreprises de l'agroalimentaire qui vont des TPE aux grands groupes internationaux et emploient 44 000 salariés (hors métiers de bouche et intérim). En première place des emplois industriels régionaux, le secteur continue à recruter (+1 % entre 2009 et 2014), les activités à forte croissance comme la boulangerie-” pâtisserie industrielle compensant les activités en déclin (lait et viande). Les effectifs devraient rester constants ou en léger retrait d'ici à 2020, avec la montée en puissance de la robotisation et de l'automatisation selon le Carif-Oref qui vient de livrer une étude importante sur le secteur.

18 200 projets de recrutement

Le rythme rapide des innovations technologiques modifie la structure des emplois et des compétences, rendant encore plus cruciale l'attractivité des métiers de la production, et de la maintenance notamment. L'emploi agroalimentaire régional regroupe actuellement une part très importante d'ouvriers (66 % des actifs en emplois contre 25 % en moyenne tous secteurs confondus). Les profils varient selon les entreprises, mais l'âge moyen tourne autour de quarante ans, et la part des femmes autour de 40 %.

La piste de l'apprentissage

Selon Pôle Emploi, l'agroalimentaire apparaît comme le deuxième secteur recruteur, juste derrière celui des services avec 18200 projets de recrutement. Les ouvriers non qualifiés pour les industries agroalimentaires font partie des cinq métiers les plus recherchés dans cette région. Les entreprises peinent en particulier à recruter en maintenance et en production, pour de multiples raisons dont l'environnement de travail difficile, les horaires décalés, les astreintes, les exigences sanitaires, voire l'écart salarial avec d'autres industries, notamment pour les techniciens de maintenance. Face aux besoins en emplois et en compétences, la formation semble adaptée en volume, sauf en maintenance, selon le Carif-Oref, même si le maillage territorial demande à être renforcé au profit de la Sarthe où se trouvent de gros pourvoyeurs d'emplois.

1RE PROMO POUR LE BTS AGROALIMENTAIRE SARTHOIS

La récente édition du salon de la formation du Mans, Formasarthe, était placée sous le signe de l'agroalimentaire et de l'agriculture. « Nous devons mieux faire connaître aux jeunes les métiers très divers de l'agroalimentaire, car les industries ont besoin de jeunes qualifiés pour préparer les renouvellements après les départs en retraite et l'accompagnement des progrès techniques, notamment au niveau de l'encadrement intermédiaire. Les professionnels suivent, et le premier BTS a ouvert en septembre dernier. Cela continue : après une première promotion de douze apprentis, nous préparons la seconde qui devrait en compter au moins quinze », se réjouit Michel Bertrand (Sarthe Développement), qui travaille avec Ligeriaa, la chambre de commerce et le lycée agricole la Germinière (Rouillon) sur ce projet depuis trois ans.

Cinquante-deux établissements proposent des formations en Pays de la Loire, fortement concentrées sur les niveaux III et IV et la voie scolaire. Mais, comme pour les postes à pourvoir, l'attractivité est faible : toutes formations scolaires confondues, à la sortie de troisième, on ne compte qu'un vœu par place (0,6 pour la production, 1 pour la maintenance, 1,4 pour la contrôle qualité). La piste de l'apprentissage pourrait permettre d'attirer un nouveau public vers l'agroalimentaire et le fidéliser.

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