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Stopper les importations
Pacte productif 2025 : les propositions de la filière agroalimentaire

De gauche à droite :Richard Girardot, président de l'Ania, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Dominique Chargé, président de Coop de France
© VR

La FNSEA, l’Ania et Coop de France veulent aller plus loin que la loi EGA pour permettre aux filières agroalimentaires françaises de retrouver la voie de la compétitivité grâce au Pacte productif 2025 lancé par le gouvernement en juillet dernier. Lors d’une conférence ce mardi 1er octobre, les trois entités ont affirmé vouloir être accompagnées par l’État pour répondre à la fois aux attentes des citoyens et des consommateurs, et à l’impératif de compétitivité dans un environnement extrêmement concurrentiel aux niveaux européen et mondial. « Le but du pacte est de porter à 4,5 % la part du secteur agricole et agroalimentaire dans le PIB français d’ici à 2025 (aujourd’hui à 3,8 %), et à 6 % en 2030 », précise Richard Girardot, président de l’Ania. La filière présente 3 objectifs ambitieux pour y parvenir : travailler sa compétitivité sur les coûts, adapter ses outils de production grâce à un regain de capacité d’investissement, et avoir une hausse minimale de 20 % des emplois d’ici 2025 (40 % d’ici 2030). « La France manque de main-d’œuvre logistique et de techniciens », avance Richard Girardot. Les trois organisations veulent aussi stopper la hausse des importations agroalimentaires, « qui ne sont jamais allées aussi crescendo. La France est déficitaire pour la première fois depuis la 2e guerre mondiale dans ses échanges agroalimentaires avec l’Europe », rappelle Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

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