Œufs : les prix baissent pour le code 3, alors que la demande ralentit
L’évolution des prix des œufs français, au 13 mai 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.
L’évolution des prix des œufs français, au 13 mai 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie chaque semaine la Cotation œuf français. Cette nouvelle cotation des œufs tout-venant a été élaborée en concertation avec les opérateurs de la filière. Elle se décline sur deux spécifications : conditionnable et non conditionnable. Les œufs de code 2 seront cotés dès que les volumes échangés le permettront.
Œuf conditionnable :
Sur le marché de l’œuf de code 3, les commandes baissent notamment en tout venant conditionné, la clientèle se réduit. Certains centres de conditionnement, encore engagés par des contrats d’approvisionnement, se retrouvent contraints de revendre une partie de leurs commandes en code 3, faute de débouchés suffisants. Cette situation traduit une méfiance persistante du marché vis-à-vis du code 3, alors que la demande reste soutenue sur les œufs alternatifs.
Sur le marché de Rungis, la concurrence étrangère gagne du terrain. Les œufs en provenance de Pologne, de Belgique ou encore d’Espagne affichent un positionnement tarifaire inférieur aux prix français. Les opérateurs font également face à des difficultés logistiques croissantes. Les quantités d’œufs commercialisées étant moindres ces derniers temps, les transporteurs hésitent davantage à assurer certains trajets sans garantie de disposer d’un chargement au retour. Cette situation complique les flux et renchérit certains déplacements.
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Œuf non conditionnable :
Le marché des œufs destinés à l’industrie reste sous pression, avec les jours fériés. La demande en ovoproduits est moindre et l’activité réduite. Néanmoins, certains opérateurs observent une légère amélioration cette semaine par rapport à la précédente.
L’offre française d’œufs alternatifs apparaît relativement restreinte. De nombreux opérateurs se tournent vers des approvisionnements en provenance d’autres pays d’Europe afin de compléter leurs besoins. Toutefois, ces importations restent limitées par des coûts plus élevés, freinant les volumes réellement achetés. L’activité commerciale est inégale selon les opérateurs. Certains indiquent avoir réalisé peu d’opérations, d’autres aucune, du fait du ralentissement des fériés du mois de mai.
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