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Œufs : forte pression sur les prix à l’industrie liée à l’importation

L’évolution des prix des œufs français, au 17 avril 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par semaine la TNO (Tendance Nationale Officieuse). 

oeuf cassé par une machine industrielle
Les prix des oeufs se replient, que ce soit à l'industrie ou en calibrés
© CNPO

Œuf de table : Aucun changement sur le marché des œufs tout-venant pour le conditionnement, avec une offre qui ne suffit pas à répondre aux besoins du moment, notamment en alternatifs.  

En revanche sur les œufs calibrés de code 3, plusieurs opérateurs constataient un contexte de marché moins favorable, notamment à cause du retour de petits flux d’import, que ce soit en provenance d’Espagne, d’Italie, voire de Pologne. Les prix proposés sont plus compétitifs et les étrangers reprennent des parts de marché ce qui incite certains opérateurs à des concessions de prix afin de maintenir leurs débouchés. D’autres au contraire réorientent les œufs vers les centres. 

 

Industrie : Cette semaine a été mouvementée sur le marché des œufs destinés à la casserie. En effet, plusieurs opérateurs ont rapporté des offres plus nombreuses et plus compétitives en provenance de Pologne. L’influenza aviaire y progresse vivement depuis janvier en Mazovie (autour de Varsovie) et Grande-Pologne (autour de Poznań). En effet, douze nouveaux foyers ont été détectés entre les 31 mars et le 3 avril dans des élevages de dindes, de gallus (poules/poulets) et de palmipèdes en Grande-Pologne. La Commission européenne réfléchit à un paquet de mesures visant à réprimer la progression de l’épidémie et certains opérateurs polonais craignent qu’une restriction des échanges ne soit rapidement envisagée. La situation devrait être clarifiée dans les prochains jours. A noter que les prix se sont aussi éloignés de leurs sommets chez les autres principaux producteurs européens.

L’offre française d’œufs de code 3 restait assez mesurée, mais plusieurs opérateurs rapportaient avoir fait de nettes concessions tarifaires ces derniers jours, d’autant plus que la semaine prochaine comprend un férié. La fourchette est donc très large avec des affaires encore traitées fin de semaine dernières sur des prix plus élevés. Les prix des œufs de code 2 se sont tassés eux aussi mais les prix du code 1 résistent mieux, faute d’offre.  Côté ovoproduits, plusieurs opérateurs rapportaient des commandes plus calmes, en lien avec la réduction des jours travaillés. 

 

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