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Mycotoxines : l’aliment du bétail se prémunit

Rares sont les cas d'intoxication alimentaire d’animaux d'élevage par des mycotoxines, c'est-à-dire par les toxines de champignons microscopiques. Mais leur effet est immédiat, constate-t-on, surtout chez les dindonneaux et les jeunes porcs dont la croissance est alors stoppée. Ces cas vont-ils se produire plus souvent alors que les céréales à paille destinées à l'alimentation humaine sont soumises à partir de la prochaine récolte à des seuils maximaux de Don (déoxynivalénol) et de Zen (zéaralénone)? Autrement dit, les lots contaminés vont-ils se concentrer en alimentation animale ?

Les fabricants d'aliment n'en sont pas convaincus. En effet, le renforcement normatif en alimentation humaine pousse les organismes stockeurs à adopter des bonnes pratiques de culture qui limitent les risques de contamination. Un guide de bonnes pratiques est en gestation. Un groupe de travail s'est constitué afin de mettre en place des procédures de transfert d'informations entre les OS et les fabricants.

Les seuils de Don et de Zen en alimentation humaine ne vont pas déclencher de révolution, considère Denis Olivry, responsable des achats de la Cooperl Hunaudaye, dans la mesure où certains métiers, comme l'amidonnerie, imposaient déjà des seuils plus restrictifs que la nouvelle norme et où de nombreux meuniers veillaient de très près à l'absence de grains attaqués par le fusarium, champignon responsable des mycotoxines en questions. La faiblesse de l'amont s'exprime en trois points exposés par Sébastien Picardat, responsable qualité filières de la Fédération nationale du négoce agricole : l'absence de protocoles d'échantillonnage, de méthodes instantanées de contrôle des lots et l’incertitude des méthodes d'analyse. Les fabricants d'aliments, eux, ne sont pas confrontés à des problèmes normatifs. Il disposent de méthodes d'analyse de contrôle rapide qui suffisent à préserver la santé des animaux qu'ils nourrissent. Pour autant, les fabricants d'aliments attendent les recommandations européennes de seuils concernant les céréales et leurs produits dérivés en alimentation animale. Une bonne mise en pratique des recommandations simplifierait leur travail au niveau des achats et de la formulation.

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