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Mercosur : les concessions de l’UE font scandale

L’UE a répondu le 29 septembre à l’offre que le Mercosur lui avait présentée le 24 septembre. Outre sa proposition d’éliminer ou de réduire substantiellement les tarifs douaniers sur tous les produits agricoles importés en provenance des pays de cette zone économique, elle se dispose à donner un meilleur accès aux produits transformés pourvu que ses indications géographiques demeurent protégées. Vu le potentiel de développement des produits transformés de ces pays et leurs coûts réduits de main-d’œuvre, cette disposition met en alerte les responsables des filières bénéficiant du statut de produits sensibles.

C’est le cas des viandes. Pour ces produits comme pour les autres produits sensibles (produits laitiers, céréales, banane, ail), les contingents seraient les mêmes que ceux proposés en mai dernier. Ils seraient composés de deux tranches applicables successivement : la première augmenterait pour les viandes de bœuf et de volaille ainsi que pour l’ail et les catégories de blé les moins chères, alors que les deux tranches étaient égales précédemment. Dans le cas de la volaille, cette première tranche serait de 235 000 tonnes pour un contingent total de 275 000 t (c’est à peu près la moyenne des importations venues du Brésil entre 2002 et 2003). Pour contrebalancer cette concession, les importations de volaille et de bœuf seraient contenues par un système de pénalité : si leur niveau annuel dépassait ce contingent, ce dernier serait réduit d’autant l’année suivante.

Dans le réseau de l’industrie avicole européenne, on évoque un droit de douane quasiment symbolique de 49 euros/t pour le contingent. Les responsables politiques du secteur craignent un précédent au profit de la Thaïlande. Si l’offre au Mercosur est susceptible d’entraîner le retrait de la plainte brésilienne auprès de l’OMC à l’encontre du relèvement du régime européen de protection des viandes salées, la Thaïlande pourrait prendre le relais et réclamer un contingent, analysent-ils. Dans la viande bovine, le quasi-triplement du contingent « Hilton Beef » de haute qualité est un piège. Il soulagera dans un premier temps une Europe déficitaire, mais comporte un haut risque d’installer des habitudes d’importation.

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