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L'offre en lapin congelé se renouvelle

La filière cunicole chinoise montre patte blanche, pour reprendre sa place en France.

La Chine se prépare à reprendre ses exportations de viande de lapin congelé vers l'Union européenne et la France. Réduites à zéro l'an dernier, les importations françaises de viande chinoise ont fait une prudente réapparition au cours des 7 premiers mois de cette année : 43 millions de tonnes, ont enregistré les Douanes.

La viande de lapin d'origine chinoise avait été retirée du marché européen comme d'autres produits animaux suite à la découverte en 2002 de résidus de chloramphénicol, un antibiotique interdit. Ce retrait a fait décliner l'élevage chinois, l'Europe étant la principale destination de sa production exportée. Le premier producteur mondial (329 000 tonnes équivalent carcasse en 2002) aurait perdu plus de 20 % de sa production.

L'autorisation européenne d'importer de Chine a été rétablie, mais les contrôles à l'entrée sont «drastiques», témoigne un opérateur bordelais. Ce dernier, Euro Wild, qui prévoit de reprendre ses achats en Chine dès 2006, voit de nouveaux opérateurs chinois mettre en place une filière capable de satisfaire aux conditions de traçabilité, d'homogénéité et de qualité sanitaire des importateurs et services sanitaires européens. Pour ces raisons, « on ne reverra jamais plus les prix très bas d'avant l'embargo», prévient Bruno Piaulet chez Euro Wild, qui s'interroge sur la compétitivité des importations chinoises face à ses nouveaux concurrents.

En effet, l'Argentine s'est installée dans le vide laissé par la Chine. C'est ainsi que 505 tonnes de viande congelée argentine sont entrées en France au cours des 7 premiers mois de cette année, contre 95 tonnes, pour commencer, l'an dernier. Les arrivages espagnols se développent aussi, note l'Itavi. Le lapin chinois devra se montrer attractif par rapport aux produits congelés d'Argentine, de Hongrie et d'Espagne.

La pression exercée par ces pays sur le marché européen des produits congelés se mesure à la quasi fermeture des marchés britannique et allemand aux expéditions françaises.

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