Aller au contenu principal

L’Étoile des gourmets lève des fonds

L’Étoile des gourmets livre depuis trois ans des menus gastronomiques dans toute la France à partir de son atelier situé dans le 9e arrondissement parisien. Créée en 2014 par Matthieu Robbe, centralien, la start-up repose notamment sur l’expertise culinaire déployée par son chef Olivier Delafont, qui a travaillé auparavant dans différents restaurants étoilés dont la Tour d’Argent. Un troisième membre complète le trio, son directeur général Pascal Leblanc, centralien et diplômé de l’ESC, qui a rejoint l’équipe en 2016.

Une reconnaissance qui s’affirme

L’entreprise a été sélectionnée en 2016 pour faire partie des vingt sociétés de l’incubateur Smart Food Paris. Après avoir reçu le prix du formidable espoir du e-commerce 2015, elle vient aussi de gagner la deuxième place au classement du HappyAtWork 2017. La start-up qui s’est développée sur fonds propres (160 000 euros) a obtenu un prêt bancaire moyen terme du même montant. Elle organise actuellement une levée de fonds (2,5 millions d’euros) pour se développer à l’étranger et renforcer sa position en France. Avec 1 million d’euros prévisionnels de chiffre d’affaires en 2017, les dirigeants visent les 18 millions d’euros dans cinq ans.

Le seul restaurant virtuel à livrer partout

« Nous sommes le seul restaurant virtuel à livrer partout en France », pointe Pascal Leblanc. L’entreprise a développé son concept pour que les plats gastronomiques, spécifiquement conçus pour être transportés puis réchauffés et dressés par les particuliers, assurent le résultat gustatif, mais aussi visuel d’un restaurant haut de gamme.

Le chef et son équipe approvisionnent et cuisinent tous les produits dans l’atelier parisien équipé, notamment pour la cuisson sous-vide : chaque ingrédient qui le nécessite est cuit sur place à basse température pour préserver les textures et la qualité nutritionnelle. En recevant les produits, le client dispose d’une fiche recette et d’un mode d’emploi pour réchauffer de façon optimum et effectuer le dressage sur les assiettes.

Passionné de cuisine, Olivier Delafont l’est aussi des nouvelles technologies culinaires qui rendent possible la préparation puis la conservation de la qualité des produits et leur réchauffage chez le consommateur : « tout au long de ma carrière, j’ai eu le plaisir de collaborer avec les maîtres en la matière comme le laboratoire El Bulli en Espagne, le Centre de formation Alain Ducasse et le Food lab de Thierry Marx », explique le chef. Il y a pratiqué de nouveaux types de cuisson comme le gastrovac, la cuisine sous-vide et le vaposaveur, la cuisine fusion, la liaison froide et y a joué avec les textures.

La carte comporte cinq ou six propositions d’entrée, autant pour les plats, les desserts et les tapas. Les tarifs sont bien moindres qu’en restaurant : les entrées comme les desserts démarrent à 8 euros et les plats à 15 euros. Elle compte des grands classiques comme la crème brûlée minute à la fève tonka à flamber devant ses invités sans autre outil que les produits du colis et une allumette, et des propositions tournant selon les saisons, comme la tarte aux fraises grand chef sur son sablé croquant ou le foie gras poêlé et ses asperges vertes. L’offre de vins est proposée en complément. Ainsi qu’un petit assortiment de caviars en boîtes découvertes (10 grammes).

Partenariat avec Chronofresh

La seconde expertise de l’Étoile des gourmets repose sur la logistique. Le site Internet est le pivot avec un référencement naturel travaillé. Le client qui commande avant 15 heures sera livré dans toute la France le lendemain matin grâce à un partenariat avec Chronofresh (groupe Chronopost). Le client de Paris ou de la petite couronne (20 km autour de la capitale) qui commande jusqu’à 19 heures sera, lui, livré le soir même grâce à de la livraison collaborative.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde pour protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio