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Les volaillers européens dans l'expectative

L’industrie européenne de la volailles défend les normes d'accès au marché des 25.

Les industriels européens de la volaille n'ont pas trop d'illusions à se faire quant au maintien des restitutions à l'exportation à l'issue des négociations multilatérales de l'OMC. Ils l'ont appris de Lars Hoelgaard, directeur général adjoint de l'agriculture à la Commission européenne, à l'assemblée générale de l'Avec (association européenne) qui s'est tenue à Budapest ces derniers jours.

La Commission européenne s'est en effet engagée auprès des autres négociateurs à démanteler en 5 ans ces subventions une fois l'accord de Doha conclu, et ce de manière radicale dès la première année, moyennant des « signes forts » de la part de ses partenaires. Cette information vient s'ajouter à la nouvelle de l'échec de l'Union européenne dans le panel sur les découpes salées et congelées qui l'opposait au Brésil et à la Thaïlande ; ce qui plonge l'industrie avicole dans la plus grande expectative. Au point de ne pouvoir débattre sur la question des « produits sensibles» qui seront désignés lors des négociations. « Nous n'avons pas encore toute l'expertise», admet Gilles Le Pottier, secrétaire général du Cidef (interprofession de la dinde).

Un renforcement des contrôles officiels

Le pessimisme des responsables sur le plan des règles commerciales rapproche ceux-ci sur des lignes de force : faire en sorte que les échanges soient loyaux et que le consommateur soit informé, tout au moins non trompé, sur ce qu'il achète. Ainsi, le souhait que les normes imposées aux filières européennes soient strictement appliquées aux importations fait l'unanimité des pays membres. Ces normes relèvent de la protection de l’environnement, des conditions sanitaires et du bien-être des volailles de chair. Le respect des normes sanitaires impose forcément un renforcement des contrôles officiels des marchandises.

Un impératif qui limitera les pays tiers

Par ailleurs, l'industrie européenne tient absolument à ce que les viandes présentées comme fraîches au consommateur ne puissent provenir de morceaux congelés ou conservés entre - 7 et - 2 °C, mais de viandes de volailles abattues dans les 14 jours précédant la vente. Cette revendication concerne aussi les préparations à base de viandes. Au-delà des principes de sécurité sanitaire et de loyauté qu'il défend, cet impératif peut contribuer à limiter les importations des pays tiers.

Enfin, l'obligation de mentionner l'origine européenne sur les emballages de produits à base de viandes est envisageable, d'après l'émissaire européen. Toutefois, celui-ci a prévenu qu'aucun règlement national ne pouvait légalement imposer la mention d'une origine nationale, comme le voudrait l'Italie.

Cette assemblée générale se tenait en Hongrie, à l'invitation des industriels hongrois de la volaille de chair, sur le thème des « acquis et possibilités dans une perspective internationale ». Ce pays grand consommateur de viandes de volailles a un peu restructuré son industrie et essaie de prendre sa place sur l'échiquier européen.

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