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Les valeurs alimentaires ont été chahutées en 2004

L’année 2004 a été sévère pour les valeurs de l’agroalimentaire inscrites à la bourse de Paris. La hausse des matières premières, l’atonie de la consommation et la pression des prix sur les marques ont démobilisé les investisseurs.

La hausse du coût des emballages plastiques a particulièrement handicapé les embouteilleurs que sont Nestlé et Danone, le groupe français ayant plutôt mieux résisté. La morosité de la consommation européenne a limité la performance de Bonduelle en rabaissant ses objectifs de ventes. L’accord Sarkozy sur la réduction des prix de consommation est responsable d’un décrochage, en septembre, de plusieurs valeurs très représentées en grande distribution.

Dans le cas de Bonduelle, le décrochage s’est estompé quand les investisseurs ont réalisé que les légumes n’étaient pas concernés. Fleury-Michon et LDC sont passés au travers de cette turbulence grâce à leur implication dans les viandes, qui sont des produits agricoles frais échappant à la décision gouvernementale. Sous la pression des marques de distributeurs et du Hard Discount, les entreprises ont dû accentuer leurs efforts publicitaires. Cette nécessité a pu impacter Fromagerie Bel.

Si Bonduelle, Danone ou encore Fleury-Michon avaient bien tenu leur rôle de valeurs refuges en 2001 et 2002, elles sont victimes aujourd’hui de leur renchérissement et des incertitudes économiques frappant le secteur alimentaire. Parmi les « volaillers», il convient de distinguer Duc et LDC. Duc n’a pas résisté à la crise du secteur tandis que LDC a été récompensé par sa bonne gestion dans ce contexte difficile et le redressement de son pôle traiteur. Les maisons de champagne (Boizet, Laurent Perrier...) font figure de nouvelles valeurs refuge. Toutefois, Cédric Lamboutin, spécialiste chez Wargny des vins et spiritueux, recommande de se méfier des marges, sous pression du prix du raisin et des charges de communication. Parmi les bonnes progressions, il faut enfin compter Buffalo Grill et Paul Prédault qui reviennent de très loin, ainsi que Raphaël Michel, grossiste en vins de moyenne gamme de la Vallée du Rhône et du Languedoc, introduit l’an dernier.

 

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