Aller au contenu principal

Les statistiques confirment l’accalmie de la production

Le bilan 2003 de l’économie du foie gras autorise l’hypothèse d’une remontée modérée de la production de palmipèdes à foie gras cette année.

Le Scees estime à -4% la baisse de la production de foie gras en 2003. Cette diminution ne laissera probablement qu’une encoche dans la courbe ascendante de la production. Celle-ci semble devoir suivre la progression de la consommation et des exportations qui, elles, n’ont pas fléchi en 2003. Le coup d’arrêt de la production résulte de l’effet conjugué de l’accord de régulation de l’interprofession nationale (diminution de 5 % du nombre de canards mulards mis en gavage) et des baisses de rémunération des éleveurs.

Ce début d’année, le Cifog comptait 4,1 % d’abattages de canards mulards en moins et mesurait des poids en réduction. La taille des foies n’a toutefois pas diminué de façon uniforme puisqu’elle a augmenté en Midi-Pyrénées et en Bretagne, de source professionnelle. Quoi qu’il en soit, la production, lavée de ses stocks accumulés en 2002, n’a d’autres contraintes cette année que la limitation des nouvelles places de gavage (à 2 %). Le vrai facteur modérateur sera la rémunération. Pour 2003, le Service des nouvelles des marchés établit un prix moyen en sortie de salle de découpe de 18,78 e le kg, soit 54 centimes de moins qu’en 2002 et 3,16 e de moins qu’en 2001. Cet hiver, le prix du magret de canard stagnait et celui de la cuisse chutait tandis que les cours du foie gras cru remontaient très doucement.

Selon la statistique Agreste, on a mis en place en janvier 2004, 14 % de canetons de moins qu’en janvier 2003 (mais seulement 0,8 % de moins en glissement annuel).

Le décollage des exportations, amorcé au milieu des années 90, est un élément non négligeable de la nouvelle donne. Celles-ci atteignent aujourd’hui le niveau des importations, soit environ 16 % de la production. Le foie cru détermine pour une large part cette évolution. Il représente les deux tiers des ventes à l’étranger. Une grosse moitié du foie gras français se vend dans l’Union européenne, principalement en Espagne et en Belgique. Le reste s’oriente en majeure partie vers la Suisse et le Japon.

Les importations sont essentiellement motivées par le déficit en foie gras d’oie. Ce dernier ne représente que 3 % de la production française de foie gras, et un bon tiers des besoins est importé. En effet, le foie d’oie est moins rentable à produire en France que le foie de canard. Les magrets, aiguillettes et cuisses de canard s’écoulent plus facilement que la viande d’oie. En outre, le gavage du canard est plus court (12 à 13 semaines) que celui de l’oie (14 à 15 semaines). Les importations de foie d’oie cru viennent traditionnellement de pays étrangers, en premier lieu de Hongrie.

L’autre constat est la poursuite de la remontée en puissance des volumes du Sud-Ouest (72 % en 2002 contre 70 % en 1999), dont les produits sous IGP « foie gras de canard du Sud-Ouest».

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

camion bétailler au port
Bovins vivants : « explosion des exportations de l’Amérique du Sud vers la Méditerranée »

Les échanges mondiaux de bovins vivants sont dynamiques, mais se sont nettement reconfigurés ces dernières années. Ce aux…

viande en usine
Viande bovine : les marges brutes de l’abattage découpe ont fondu en 2025

Les données de l’Observatoire des prix et des marges indiquent un niveau de marge brute historiquement bas pour l’abattage-…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

moutons sur une passerelle de navire
14 millions d’ovins exportés dans le monde : d’où viennent-ils, où arrivent-ils ?

Les exportations d’ovins vivants sont toutes dirigées vers des pays de l’Afrique du Nord, du Proche et du Moyen Orient. Le…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio