Aller au contenu principal

« Les eleveurs laitiers français souhaitent disposer de protéines à un cours inférieur aux cours normaux "

Thierry Roquefeuil,
président de la FNPL
Thierry Roquefeuil,
président de la FNPL
© R.d

 

Pourquoi la FNPL a-t-elle lancé l’idée d’un « plan protéines » ?

Thierry Roquefeuille - L’équilibre de la ration est nécessaire pour la quantité mais aussi pour la qualité du lait produit, cette dernière étant regardée de très près par les industriels. Or pour les protéines, l’élevage laitier français est dépendant des importations. Devant la montée des cours des produits importés, la FNPL a demandé la mise en place d’un « plan protéines ». En France, s’il existe des exploitations très tournées vers l’herbe, les exploitations laitières dans leur ensemble consomment de plus en plus d’ensilage de maïs et ont des besoins en compléments protéiques de plus en plus importants. Il faut donc tendre à une production sur le territoire et sur les exploitations.

 

Où en est le dossier ?

T. R. - Le sujet a été repris par le gouvernement et il est en cours de discussion dans le cadre de la réforme de la PAC. Ce qui est en cause, c’est la gestion de l’enveloppe de 2% d’aides couplées aux protéines pour un montant total de 151 millions d’euros. La FNPL demande que pour pouvoir bénéficier de cette aide, l’exploitation détienne des animaux. Le dispositif doit favoriser l’autonomie fourragère des exploitations et non aider le commerce de l’alimentation animale.

 

Quel est l’enjeu pour les éleveurs ?

T. R. - Si on produit de la protéine, il faut qu’elle revienne aux éleveurs, à un cours inférieur aux cours mondiaux. La FNPL réfléchit à la contractualisation entre producteurs de protéines et éleveurs au niveau d’un territoire. La recherche doit aussi nous aider à trouver des solutions, pour combler notre déficit en protéines.

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

Des camions brulés dans un incendie
Porc : incendie de la flotte de camions de l’abattoir Paris Terroirs à Houdan

Ce week-end de Pâques, Cooperl a perdu ses camions frigorifiques de l’abattoir de Houdan, dernier abattoir porcin d’ile de…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

graphique de prix des oeufs
Œufs : les prix des œufs au sol battent des records en Europe, pas la cage

L’évolution des prix des œufs français, au  février 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio