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Les Éleveurs du pays vert se font engraisseurs


> Xavier Bel, directeur des productions animales du groupe Altitude.
Le groupement bovins du groupe Altitude est engagé avec Casino sur un approvisionnement de « génisses primeurs », commercialisées avec la mention « Élevage traditionnel ». Explications avec le directeur des productions animales. Les Marchés Hebdo : Les Éleveurs du pays vert viennent de signer un nouveau contrat avec Casino pour de la génisse croisée charolais et salers. Que comporte ce contrat de nouveau ou de novateur ?

Xavier Bel : Ce projet avait été amorcé en 2013 et en était resté au stade d'essai. L'automne dernier Casino est revenu vers nous avec l'ambition de lui donner une nouvelle dimension. Il en a découlé un vrai projet, avec un engagement sur les volumes et les prix. Comme cela s'est déjà dit dans la presse locale, il nous faut démarrer avec une quinzaine de carcasses par semaine et entamer l'année 2017 avec quarante carcasses.

LMH : Qu'est-ce qui va inciter les éleveurs à s'engager ?

X. B. : Le prix des génisses est indexé sur la cotation de la brou-tarde maigre mise en place et l'indice de l'aliment acheté. Chaque éleveur s'engage sur une bande de dix à vingt animaux qui va rester six à huit mois sur son exploitation, dont au moins quatre mois en pâturage. Nous estimons que le prix couvre les frais d'élevage et permet une marge tout à fait acceptable. Le plus difficile pour nos éleveurs est de se projeter comme engraisseurs. Ce sont d'abord des producteurs de maigres, qui ont une logique commerciale et suivent de près les marchés. Ce contrat leur donne de la visibilité. Nos équipes techniques sont là pour les accompagner dans l'engraissement. Nous avons aussi un service génétique qui met en production des génisses croisées issues de l'insémination artificielle. Nous faisons le pari qu'elles auront un potentiel de croissance augmenté.

LMH : L'équilibre matière ne pose pas de problème à votre filiale Covial ?

X. B. : Depuis le début de ce parte-nariat avec Casino, nous avons pensé à l'intérêt d'accompagner le développement de Covial en steak haché frais. En 2002, nous avons monté notre nouvel outil à Aurillac (Cantal) pour développer ce savoir-faire. Les avants des génisses croisées primeurs donnent une couleur suffisamment rouge pour entrer dans la production de steak haché. Elles sont assez précoces. Plusieurs enseignes de la grande distribution le vendent, essentiellement sous marques de distributeurs, et chaque fois que nous le pouvons, nous vendons du steak haché racial. Dans notre périmètre, les races salers, aubracs et limousines dominent.

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