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Oléoprotéagineux
Les cours du colza en léger retrait

Les baisses cumulées des prix de la graine de soja américaine et des huiles ont justifié le repli de ceux de la graine européenne, après une nette progression durant les précédentes semaines.

Semaine du 7 au 14 novembre. Après avoir connu une nette progression lors des semaines 43 et 44, les cours du colza français et européen ont quelque peu reculé durant la semaine 45 et en début de semaine 46, subissant la pression exercée par l’effritement de ceux du soja américain et des huiles. Concernant la graine américaine, le rapport de l’USDA du 9 novembre a constitué le principal élément baissier. Ce dernier a maintenu les perspectives de rendements états-uniens à 3,326 t/ha entre les mois d’octobre et de novembre, alors que le marché s’attendait à une baisse de ces derniers. Autre facteur baissier : l’amélioration des conditions climatiques au Brésil et en Argentine.

Au Brésil, des pluies sont tombées durant le week-end de la semaine 45, rassurant les opérateurs, qui s’inquiétaient de conditions de semis trop sèches. D’après l’analyste AgRural, les emblavements brésiliens sont faits à 57 % au 13 novembre, contre 56 % l’an dernier à pareille époque, rattrapant ainsi le retard cumulé depuis le début de la campagne 2017-2018. Des ventes techniques ont également été rapportées sur Chicago.

Concernant les huiles, les cotations de celles de palme sur Kuala Lumpur ont régressé, compte tenu de la hausse des stocks et de la production malaisiens entre septembre et octobre. Le MPOB (Malaysian Palm Oil Board) les estime à respectivement 2,2 millions de tonnes (Mt) (+8,4 % par rapport à septembre) et 2 Mt (+12,86 % par rapport à septembre). Au niveau hexagonal, les vendeurs se sont positionnés sur le marché de la graine de colza durant la semaine 45, alors que les triturateurs hexagonaux et allemands ont des besoins à couvrir, générant un courant d’affaires. En tournesol, les prix français ont rebondi, conséquence d’un filet de demande, pour de la qualité oléique notamment.

L’Inde durcit les conditions d’importation de pois

En protéagineux, les cours des pois et des féveroles, fourragères ou à destination de l’alimentation humaine, ont reculé d’une semaine sur l’autre, en raison de la faiblesse de la demande. Néanmoins, des experts s’attendent à une possible remontée des prix fourragers à court terme, grâce à la bonne tenue du tourteau de soja. Sur la scène internationale, l’Inde, client traditionnel de l’Hexagone en pois jaune, a annoncé qu’elle porterait à 50 % les taxes sur l’importation de pois, et ne renouvellerait pas l’autorisation de la France (qui court jusqu’à fin novembre) de traiter au bromure de méthyle les cargaisons dans les eaux territoriales indiennes.

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