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L’élevage de dinde attend sa médecine

Les éleveurs sont venus nombreux à la journée nationale des professionnels de la dinde, organisée jeudi dernier à Pacé (Ille-et-Vilaine) par l’Itavi et le Cidef (comité interprofessionnel de la dinde française). Plus nombreux en tous cas qu’à la précédente édition de 2003. L’actualité technique est il est vrai entachée par la flambée des entérites, qui rendent les conditions d’élevage très pénibles et cachent parfois un fléau mortel, l’histomonose. Les éleveurs espèrent la réapparition d’aliments contenant un additif protecteur. Le produit attendu, l’Histostat, utilisé outre-Atlantique, remplacerait le Nifursol que l’Union européenne a proscrit.

Car si des solutions préventives se font jour à travers les pratiques d’élevage et les techniques alimentaires, elles ne mettent pas les dindes à l’abri d’une attaque d’histomonose, admettent les groupements de producteurs les plus spécialisés. L’Histostat doit être autorisé au moins un ou deux ans, suggère le Cidef, le temps de trouver des alternatives sûres.

Molécules prometteuses

La matinée technique de jeudi n’a cependant apporté aux éleveurs qu’incertitude et promesses. L’incertitude est liée au remaniement ministériel. Les chances de voir la France défendre ce dossier à Bruxelles découlaient d’une rencontre, le 17 mai dernier, entre des délégués du Cidef et de deux responsables du cabinet Raffarin, le conseiller agricole Pascal Viné et le chargé de mission Philippe Drevin, en présence de Michel Becot, sénateur-maire de Montcoutant (Seux-Sèvres). A l’heure où nous mettions sous presse vendredi, on ignorait si les deux responsables restaient auprès du nouveau Premier ministre. Au Cidef, on se rassure en se disant que Dominique Bussereau reste à l’Agriculture et qu’Alpharma, la firme américaine qui produit Histostat, a déposé un calendrier de recherches à la DGAL.

Les promesses ont été avancées à Pacé par un chercheur à l’Ecole vétérinaire de Lyon, Lionel Zenner. Quelques molécules testées avec l’Inra sont prometteuses, mais leur validation ainsi que leurs modalités d’emploi pourraient mettre deux ans ou davantage.

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