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Le Vietnam, un marché cible pour les produits agroalimentaires français

L'ambassadeur français au Vietnam Bertrand Lortholary a lancé la Semaine française dans un supermarché Co.op Xtra de Hô-Chi-Minh-Ville, le 16 novembre.
© Ambassade de France au Vietnam

Le mois de novembre était dédié à la gastronomie et aux produits agroalimentaires français au Vietnam, avec des séminaires techniques, des conférences et des mises en avant dans les magasins autour de « semaines françaises ». Point d’orgue de ce « mois français », le salon Foodexpo Vietnam, qui se tenait à Hô-Chi-Minh-Ville du 15 au 18 novembre, où la France était à l’honneur.

Le Vietnam a importé en 2016 pour 171,9 millions de dollars de produits alimentaires français, principalement des produits de la minoterie (22 %), des spiritueux (19 %) et des produits laitiers (12 %). Avec l’ouverture du marché aux pommes, à la viande bovine ainsi qu’aux bovins et caprins vivants, le recours aux produits agricoles français a bondi de 152 % par rapport à 2015. « Le consommateur vietnamien a un attrait fort pour la gastronomie française. À cause de plusieurs problèmes qu’il y a eus dans le pays, les Vietnamiens sont très préoccupés par les questions de sécurité sanitaire. Il y a donc une vraie carte à jouer pour les entreprises françaises compte tenu de leur haut niveau de maîtrise sanitaire », explique Frédéric Laffont, chargé de mission Vietnam, Laos, Cambodge au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Petites échoppes et grandes surfaces

Avec près de 93 millions d’habitants, le Vietnam présente un potentiel de marché important pour les produits français. Les classes moyenne et aisée se développent fortement. Elles devraient compter 33 millions de Vietnamiens en 2020, selon Business France, avec un effet sur les exigences des consommateurs, notamment en matière de traçabilité et de sécurité sanitaire. L’offre de produits issus de l’agriculture biologique commence même à s’amplifier.

98 % des lignes tarifaires vont disparaître

Si la distribution traditionnelle reste dominante, avec 9 000 marchés, 1 million de magasins familiaux et beaucoup d’échoppes ou de vendeurs ambulants, la grande distribution commence à se structurer dans le pays, notamment dans les grandes villes, avec des enseignes comme Big C, Auchan, Aeon, Metro ou Annam Gourmet. « Même si les grandes et moyennes surfaces se multiplient, le microcommerce reste très développé. Beaucoup de Vietnamiens font leurs courses en scooter. Leur proposer des sacs de pommes de terre de 10 kg par exemple, n’est sans doute pas très adapté », fait remarquer Frédéric Laffont.

L’Union européenne et le Vietnam ont conclu en 2015 un accord de libre-échange, qui devrait entrer en vigueur dans le courant de l’année prochaine. « 98 % des lignes tarifaires vont disparaître », précise Frédéric Laffont, ce qui devrait encourager les exportations européennes. Un système de prélisting va aussi être mis en place, permettant aux entreprises de s’affranchir de certaines démarches administratives. Enfin, une cellule de coordination va être créée dans le but de faciliter la mise en œuvre opérationnelle de cet accord. Un accord de libre-échange bénéfique pour les entreprises françaises, mais aussi pour leurs concurrentes européennes, en particulier l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et l’Allemagne.

La France poursuit actuellement les négociations pour obtenir l’ouverture du marché vietnamien aux « baby kiwis » (kiwaï) et va bientôt en démarrer d’autres pour les prunes.

Un conseiller aux affaires agricoles à Hanoï

Pour accompagner les entreprises exportant ou voulant exporter, le ministère de l’Agriculture a dépêché depuis deux ans un conseiller aux affaires agricoles installé à l’ambassade française, à Hanoï. « Il ne faut pas hésiter à le contacter, notamment pour les questions d’accès au marché », souligne Frédéric Laffont. Le chargé de mission recommande aussi de trouver un importateur ou de faire appel à un VIE pour représenter l’entreprise sur place. « Dans les rapports commerciaux, il est conseillé d’envoyer une personne à haute responsabilité, comme le PDG de l’entreprise, et que l’entreprise soit toujours représentée par la même personne », ajoute-t-il.

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