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Le verre est à nouveau à moitié plein

Selon Wine Trade Monitor, une large majorité d’opérateurs commerciaux du secteur vinicole prévoient une progression de leur activité. Après une année 2009 noire, plusieurs indices pointent que la reprise est déjà là dans les principaux pays importateurs.
Plus de 1 500 opérateurs étrangers, agents, grossistes, importateurs, distributeurs (grande distribution et circuits spécialisés) ont répondu à l’enquête lancée par l’agence Sopexa dans le cadre de la deuxième édition de son Wine Trade Monitor 1. Ces opérateurs œuvrent dans 14 pays représentant, en 2009, 85 % des exportations de vins tranquilles français, c'est-à-dire moins le champagne et autres effervescents. On retrouve parmi ces clients du vin français, des traditionnels comme le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique, les États-Unis… et des clients émergents comme la Chine, la Russie et des pays « indicateurs de tendance » pour la zone Asie : Hong Kong, Taïwan et la Corée.
L’objectif du Wine Trade Monitor est « d’aller au-devant des opérateurs locaux, véritables intermédiaires avec les consommateurs, pour recueillir chaque année leur perception du marché sur le terrain ». Après la mauvaise année 2009 pour le commerce international du vin en général et pour les exportations françaises en particulier, l’enquête de Sopexa est encourageante. Elle révèle que pour l’année en cours, 58 % des professionnels interrogés prévoient une progression de leur activité ; ils sont 72 % pour 2011. Précisons qu’il ne s’agit pas exclusivement de vins français, mais ceux-ci se positionnent plutôt bien dans le cadre des principales évolutions du moment ; la demande en vins de premier prix diminue en effet, alors que celle des vins premium haut de gamme augmente. Ce qui est un signe de sortie de crise. Et les vins français sont particulièrement bien situés dans ce créneau.
Autre enseignement : le pays d’origine constitue le premier critère de segmentation du rayon vins à l’international. Or la France bénéficie de la meilleure image globale auprès des opérateurs concernés. Pour 95 % d’entre eux, le vin français constitue un pilier de leur portefeuille, avec pour principale caractéristique leur dimension festive et l’éventail de leur offre, notamment en vin rosé et bio. Cependant, pour l’image globale, les vins français sont talonnés par l’Italie et l’Espagne et certaines origines « Nouveau Monde », telles l’Australie ou le Chili, plus fondés sur la quotidienneté de la consommation (ce qui ne signifie pas qu’ils ne comprennent pas des produits haut de gamme).

Développement de la vente en ligne
Dans les intentions des opérateurs consultés, deux grands modèles coexistent et progressent : les AOP-IGP et les vins de cépages, alors que les vins de marques stagnent et que la demande en vins de marques de distributeurs s’effrite. Parmi les principales opportunités que perçoivent ces professionnels, trois dominent : la montée en gamme des consommateurs, la croissance de leur nombre et l’exploration de nouvelles références. En matière de distribution, l’enquête fait ressortir la perspective du développement notable de la vente en ligne.

Besoin d’information sur la nouvelle règlementation européenne
À la question posée aux opérateurs étrangers sur l’impact de la nouvelle réglementation européenne dans la définition des différentes catégories de vins, 6 % d’entre eux seulement estiment en être parfaitement au courant ; mais la moitié des professionnels ayant connaissance de cette nouvelle réglementation avouent mal la connaître et expriment un souhait de meilleure information. D’ailleurs, la communication semble constituer une lacune pour les vins français tout comme la promotion, au sujet de laquelle Sopexa conclut que la France devra faire des efforts pour tirer profit du regain de dynamisme manifesté par les marchés.

1 L’étude complète sera disponible à la vente sur le site sopexa.com, courant juin.

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