Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde pour protéger les agriculteurs
Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont pas jugées acceptables par les Sud-Américains.
Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont pas jugées acceptables par les Sud-Américains.
L’accord UE-Mercosur, qui devrait être finalisé le 17 janvier, subit un nouveau coup. L’Union européenne a donné le feu vert à la signature, le 9 janvier, sans la voix de la France, en convenant d'abaisser de 8 % à 5 % les seuils de déclenchement des enquêtes pour les produits agricoles sensibles, conformément à la position du Parlement européen.
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Le Paraguay refuse les clauses de sauvegarde
Or le ministre des Affaires étrangères du Paraguay, Rubén Ramírez, qui assure la présidence tournante du bloc sud-américain, a déclaré à leur sujet qu’elles «ne font pas partie de l’accord historique de libre-échange signé à Montevideo en décembre 2024, apprend-on dans la presse espagnole. Par conséquent, ces clauses ne devraient pas être incluses. ». Il juge ainsi que le traité doit être renégocié. Cette position est partargée par les exportateurs argentins interrogés par Les Marchés fin 2025.
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Tous les présidents des pays du Mercosur n’ont pas encore confirmé leur présence pour la signature au Paraguay le 17 janvier.