Aller au contenu principal

Le Duff lance sa place de marché B2B pour les PME

Capture d'écran du site www.gourming.com.
© DR

Gourming référence plus de 5 000 produits agroalimentaires français à destination de clients professionnels à l’étranger. Cette solution clé en main permet aux PME d’exporter pour peu d’investissement.

Alors que le tissu agroalimentaire français compte 98 % de TPE et PME, 78 % d’entre elles n’exportent pas ou peu. C’est pour encourager ces entreprises à vendre leurs produits à l’étranger que le groupe Le Duff a officiellement lancé le 19 janvier Gourming, une place de marché qui met en relation des producteurs français et des clients professionnels (restaurateurs, grossistes, traiteurs, boulangers ou épiciers) de vingt-cinq pays européens.

Le site Internet Gourming compte quelque 5 000 références, répertoriées à travers onze grands rayons : boulangerie, charcuterie et traiteur, viande, poisson et fruits de mer, légumes et accompagnements, champignons et truffes, plats mijotés et cuisinés, épicerie fine salée, crémerie et œufs, desserts et pâtisserie, épicerie fine sucrée, boissons soft. Les vins et alcools seront disponibles dans le courant de l’année. Ces produits viennent de l’ensemble des terroirs français, mais principalement de Bretagne (19,9 %), Nouvelle-Aquitaine (15,2 %) et Occitanie (10 %).

L’Amérique du Nord courant 2017

Deux cent cinquante PME et TPE ont déjà rejoint la plateforme, comme Terre d’embruns, Lucien Georgelin ou encore La Conserverie artisanale de Keroman. Le groupe espère dépasser les 10 000 références et les 500 producteurs dans le courant de l’année. Il travaille également à proposer de nouvelles destinations, États-Unis et Canada pour le second semestre 2017, puis l’Asie avec la Chine, la Corée du Sud et le Japon en 2018. « Nous proposons pour les entreprises une solution à l’export clé en main », explique Anne-Laurence Velly, directrice digital & innovation du groupe Le Duff.

Celles-ci peuvent intégrer la plateforme après avoir rempli un questionnaire d’audit qui vise à vérifier la qualité, la sécurité et la traçabilité des produits, et qu’une grande partie de leur processus de fabrication soit fait en France. Un droit d’entrée de 100 euros par produit référencé est demandé par le site, qui applique une commission de 25 % sur les ventes. Les entreprises définissent elles-mêmes le prix de vente de leurs produits (qui intègre la commission), les minima de commande et les pays de destination. Les prix sont appliqués en euro, sauf pour le Royaume-Uni où ils sont disponibles en livre sterling.

L’entreprise assure elle-même le transport des produits commandés de son site de fabrication jusqu’à la plateforme logistique de Gourming, située à Orly (Val-de-Marne). D’une surface de 16 000 m2 en tri-température, elle peut prendre en charge aussi bien du sec que du frais et du surgelé. « Nous nous occupons ensuite de tout. Nous étiquetons les produits dans la langue de destination, nous consolidons les commandes et nous les expédions aux clients via nos trois transporteurs partenaires, Stef, STG & Nagel Logistique et Dachser », assure Anne-Laurence Velly. « Pour les entreprises, c’est zéro démarche administrative et réglementaire pour l’export, zéro risque d’impayé, car elles ne reçoivent leurs ordres d’expédition qu’une fois les commandes clients payées, et zéro investissement commercial, car l’animation du site est assurée par Le Duff », précise-t-elle.

Les signes de qualité en bonne place

Parmi les 500 produits référencés par Gourming, la place de marché compte plus de 600 spécialités régionales, plus de 300 produits issus de l’agriculture biologique et plus de 140 produits labellisés (IGP, AOC, AOP, label Rouge…). Le site met aussi en avant des produits primés, comme les grands prix Sirha Innovation, et une sélection de produits par les meilleurs ouvriers de France, Philippe Urraca, François Adamski, Jean-Luc Danjou, Frédéric Lalos et Jean-Jacques Massé.

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio