Le bio n’est pas épargné par les négociations commerciales sous tension
Les PME et ETI de la bio dénoncent, à leur tour, des négociations commerciales sous tension qui ne prennent pas en compte l’évolution des coûts que subissent les entreprises.
Les PME et ETI de la bio dénoncent, à leur tour, des négociations commerciales sous tension qui ne prennent pas en compte l’évolution des coûts que subissent les entreprises.
La tension demeure forte à 11 jours de la fin des négociations commerciale. L’Ania s’est insurgée contre les centrales d’achats de service. La FCD a boycotté le comité de suivi des relations commerciale rue de Varennes ce 17 février, en réponse aux propos de la ministre qui jugeait dans le Parisien du 16 février que certaines exercent un « chantage mortifère ». Et la bio n’est pas épargnée, réagit le Synabio.
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Des négociations très tendues pour les entreprises de bio
Plus de la moitié des adhérents du Synabio évoquent s’avoir été opposé un refus de toute hausse tarifaire avant même le début des négociations commerciales, et 20 % ont subit une demande de baisse du triple net, indique le syndicat. 86 % des entreprises déclarent pourtant avoir subi une hausse des matières premières agricoles, 52 % une hausse des matières premières industrielles et 76 % observent une hausse globale de leurs coûts de production.
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Plus de la moitié des répondants jugent que la loi Egalim n’est pas respectée, avec des demandes de baisses tarifaires ou des achats de services sous la menace du déréférencement.
« La recherche systématique du prix le plus bas, y compris sur les produits biologiques, fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur »
Une hausse des prix en bio très limitée
À date du communiqué, le 17 février, le Synabio évoque une hausse moyenne pondérée des tarifs généraux comprise entre 0 % et 1,95 %. « La recherche systématique du prix le plus bas, y compris sur les produits biologiques, fragilise l’ensemble de la chaîne de valeur — des producteurs aux transformateurs — sans répondre durablement à l’enjeu d’accessibilité alimentaire » a expliqué Louis Pinot, Délégué général du Synabio, lors du comité de suivi des négociations commerciales.
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