Le groupement d’intérêt économique Stef-TFE-Geodis parvient à un taux de service de plus de 98 % auprès des 337 restaurants du ministère de la Défense. Mais la satisfaction des preneurs de commandes n’est pas encore à son comble.
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C’est par camions pleins que les vivres destinés aux 337 restaurants des armées de France métropolitaine quittent les plateformes Stef-TFE de Bondoufle, près d’Évry (91), et de Salon-de-Provence (13). Leur volume a atteint 58 500 tonnes l’an dernier et devrait peu évoluer cette année. L’Économat des Armées, centrale d’achat et prestataire du ministère de la Défense, évalue le coût logistique à 14,80 % de la facture TTC des produits secs, frais et surgelés livrés. Un GIE s’est constitué entre Stef-TFE et le transporteur Geodis pour servir les armées de mars 2005 à mars 2011. Le tonnage est un élément-clé de rentabilité. En 2007, il atteignait 54 200 t et le « poids logistique » était de 16,70 %. Le dispositif « Vivres en Métropole » des Armées se compose d’un système informatique de prises de commandes par les organismes clients via un portail internet, de deux plateformes tritempérature de stockage massif (16 000 m2 à Bondoufle et 7 000 m2 à Salon), de leurs équipes dédiées (près de 200 personnes), de vingt plateformes de distribution de Stef-TFE ou de Geodis et des flottes de camions des deux entreprises. Au sein du GIE, Stef-TFE gère les commandes et les approvisionnements, transporte les marchandises en amont sous température dirigée ; Geodis prend en charge le transport amont sous température ambiante ; la distribution est assurée par les deux transporteurs, Geodis se chargeant des tournées dédiées. Les restaurants sont livrés en 5 jours (ou 2 en urgence) au rythme d’une à trois livraisons par semaine, pour préparer 48 millions de repas annuels.
Regrouper les produits frais et ultrafrais
Les taux de service, à la commande et à la livraison, ont régulièrement progressé depuis les premières livraisons en 2006. Ils atteignent 99 % à la commande et un peu plus de 98 % à la livraison. Un sondage réalisé l’hiver dernier montre une grande satisfaction de 65 % des preneurs de commandes, et la perception d’une très bonne « qualité de livraison » par 79 % d’entre eux. Pour leur part, les convives des armées de Terre, de l’Air et de la Marine, du Nord à la Corse, ont accepté de partager une gamme unique de 1 500 références. Des produits qui représentent 65 % des approvisionnements. Pour optimiser encore la prestation logistique, l’Économat des Armées travaille sur l’idée de regrouper sur une même plateforme tous les produits frais et ultrafrais au 1er janvier 2011. « Cela permettra d’avoir un stock plus étoffé et d’éviter les ruptures, et occasionnera des gains de transport amont plus importants avec un effet sur les prix », prévoit le commissaire colonel Thierry Lévrier, directeur général adjoint. Il encourage les formations à regrouper leurs livraisons. L’Économat pourrait aussi leur proposer des thèmes de repas avec la liste des produits et les quantités nécessaires associées.