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L’apéritif moteur du snacking en France  

Le moment de l’apéritif est une institution en France, ce qui constitue une opportunité pour le snacking. Pour autant, le marché national n’est pas encore mature au regard de la consommation dans le reste du Vieux Continent.  

Pop corn
Le snacking, dopé par l'apéritif, séduit de plus en plus les Français.
© Georgia Vagim

L’apéritif s’est imposé comme le produit snacking phare en France« C’est une spécificité française », nous apprend Sophie Van Eeckhaute, directrice marketing, communication et RSE du groupe Intersnack, lors d’une interview. « On parle de 36 millions d’occasions avec un apéritif à raison de 2 fois par semaine », chiffre notre interlocuteur.  

Lire aussi : Les Français gardent de l’appétit pour le snacking

Les segments les plus dynamiques en snacking   

« La catégorie PSA Chips est une catégorie dynamique depuis 10 ans : CAGR valeur +6% et CAGR Volume +3% (Nielsen). C’est une catégorie qui pèse lourd au sein du PGC-FLS et qui est le deuxième contributeur à la croissance », indique Sophie Van Eeckhaute avant d’ajouter « en 2024, la catégorie a été encore dynamique avec +3,1% en valeur et 2,2% en volume d’après le cumul annuel mobile P12 2024 Nielsen ». 

Deux autres segments, plus petits, sont aussi en croissance. « Les snacks Better For You (à +30%), qui séduisent grâce à des alternatives saines et gourmandes, avec une demande croissante pour des produits responsables et les popcorns (+15%), prisés pour leur aspect convivial et familial, notamment pour des soirées cinéma à la maison », précise la directrice marketing, communication et RSE du groupe Intersnack. 

Une réponse aux « repas déstructurés »  

La consommation évolue en France. Les produits élaborés connaissent, par exemple, une forte croissance en raison de leur praticité. C’est la même chose pour l’univers du snacking. « Le snacking est une réponse aux transformations des modes de vie modernes. Les repas déstructurés, les pauses gourmandes et le besoin de praticité ont redéfini les attentes des consommateurs », explique la directrice marketing, communication et RSE du groupe Intersnack. « En 2024, 51% des Français consomment des snacks pour le plaisir et 28% pour des raisons de praticité, une progression de +1 point par rapport à l’année précédente », cite Sophie Van Eeckhaute en s’appuyant sur des données Kantar.  

Des produits snacking qui résistent à l’inflation  

La notion de plaisir est importante pour cette catégorie de produit. « Malgré l’inflation, les gâteaux apéritifs restent perçus comme un plaisir abordable. Les produits, souvent à moins de 2€, répondent aux attentes des consommateurs qui recherchent des petits plaisirs accessibles », note la directrice marketing, communication et RSE du groupe Intersnack. 

Lire aussi : L’insolente bonne santé du snacking
 

Des innovations sur le marché du snacking  

Ces dix dernières années, le marché du snacking a connu plusieurs évolutions. Sophie Van Eeckhaute les répertorie en trois catégories. La première, « des produits plus sains » en raison d’une demande qui « s’est intensifiée ». « Vico Natur’ & Bon répond parfaitement à cette attente, avec une croissance de +20% en 2024 pour les chips de lentilles », illustre notre interlocutrice. La deuxième « des recettes simplifiées. Les consommateurs privilégient des saveurs consensuelles », souligne la directrice marketing, communication et RSE du groupe Intersnack. Ensuite, « des formats et saveurs adaptés à la Gen Z : comme la gamme de chips Vico Street Food, qui a atteint 800 tonnes de sell-in en 2024 ». Enfin, « des produits de qualité pour des moments un peu plus « spéciaux », comme l’apéro à deux ».  

Un marché du snacking pas encore mature face au reste de l’Europe  

La France n'est pas friande de snacking au regard de ses voisins européens. La moyenne de consommation de chips, par exemple, est de 5,26 kg par an et par personne. En France, on consomme près de 3,8 kg.  

Lire aussi : Le snacking progresse encore au niveau mondial 

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