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PLAN D'INVESTISSEMENT
Laïta lève 80 millions d'euros pour les ingrédients laitiers secs

Laïta change de braquet. La coopérative annonce un plan de développement de 80 millions d'euros sur deux ans dans les ingrédients laitiers secs, en compléments des investissements courants avec comme objectif : l'export.

Dominique Chargé, président
de Laïta et Christian Griner,
directeur général adjoint
Dominique Chargé, président
de Laïta et Christian Griner,
directeur général adjoint
© A. CONTÉ

 

«L'internationalisation des ventes est d'autant moins risquée qu'elle repose sur la valeur ajoutée, l'innovation, la sécurité, les savoirfaire et l'image. Nos projets seront d'autant plus forts qu'ils serviront des marchés différenciés et à contenu de service élevé », précise Christian Couilleau, directeur général de Laïta.

Ce plan qui devrait donner les capacités à Laïta de traiter 15 % de litres de lait supplémentaire -- en prévision de la libéralisation des quotas -- s'articule autour de plusieurs points :

o une tour de séchage mixte infantile et lait premium de 30 000 tonnes par an ainsi qu'un atelier de boîtage de lait infantile (18 000 tonnes de capacité par an) à Créhen dans les Côtes-d'Armor. La mise en production est prévue pour 2016. Le départ des premiers containers de boîtes de lait infantile vers l'Asiedevrait se faire en 2017 ;

o une installation de déminéralisation de lactosérum pour produire 7 500 tonnes lactosérum déminéralisé (à terme 14000 tonnes) à Landerneau et à Créhen. La première phase à Landerneau devrait être opérationnelle dès juin 2015 ;

o la spécialisation de la tour de séchage à Ancenis (44) pour poursuivre le développement des poudres de lait fermenté, (7 à 8 000 t) ;

o l'optimisation du dispositif de séparation et de concentration des protéines de l'ensemble des sites : soit la capacité de traiter 230 000 litres supplémentaires par jour ;

o la rénovation des huit tours existantes et l'amélioration des volets énergétique et sécurité des aliments, sur les sites Laïta d'Ancenis, Créhen, Landerneau et Yffiniac

 

DU LACTOSÉRUM DÉMINÉRALISÉ

 

« Jusqu'à présent nous ne faisions pas de lactosérum déminéralisé ; nous estimons qu'à partir du moment où nous produisons de l'emmental et donc du lactosérum doux nous devions y aller », commente Christian Griner, directeur général adjoint de Laïta.

Afin de préserver ses marges de manoeuvre, la coopérative a fait le choix de réaliser son projet sans partenariat. « Laïta a la capacité d'investir pour capter de nouveaux marchés créateurs de valeur et ainsi répondre aux projets des exploitations laitières qui lui livrent leur lait. Cette réponse, en volume et valeur, sécurise et pérennise notre projet coopératif », souligne Dominique Chargé, président de Laïta. Et d'ajouter : « Laïta n'est, toutefois, nullement opposée au principe du partenariat dans la mesure où ces alliances permettent un réel renforcement mutuel avec, pour principal objectif, la valorisation, sur la durée, du lait des éleveurs associés. »

 

CHIFFRES CLÉS

 

Laïta

o 3750 exploitations collectées (environ 7 000 producteurs) dont 3 250 associés coopérateurs et 500 producteurs de la LNA

o 1,339 milliard de litres collectés

o 1,2 millard CA en 2013 dont 60 % en France o 6 sites industriels et 2 sites associés

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